Le coton : la fibre star de nos armoires (1)

Par Clara Merdinoglu - 13 octobre







Le coton est LA matière qui a littéralement envahit nos garde-robes. Notre t-shirt, notre chemise ou encore notre jeans sont, pour la plupart, faits de coton. Le coton représente environ 40% de la consommation mondiale de fibres pour nos vêtements. C’est véritablement la matière la plus répandue dans l’habillement [1].

Pourquoi est-elle devenue la matière dominante dans nos armoires ? Quels sont les avantages de cette matière mais aussi ses inconvénients et ses impacts sur notre environnement ? Enfin, comment s’y retrouver parmi les différents labels certifiant et quelles sont les alternatives à son utilisation ?


État de l’art sur la matière star

La plante

Cultivé sur plus de 30 millions d’hectares, soit la moitié de la surface de la France, répartis dans 70 pays, le coton est aujourd’hui la fibre d’origine végétale la plus produite au monde. Utilisée pour la fabrication des vêtements depuis plus de 7000 ans, c’est la matière la plus plébiscitée depuis le XIXème siècle pour la production de textiles destinés aux vêtements.

En effet, cette plante présente un certain nombre de caractéristiques plutôt avantageuses pour un vêtement. Le principal avantage de la fibre de coton est son coût moindre. Mais cette plante présente de nombreux autres avantages: c’est une fibre douce, hypoallergénique, isolante, absorbante et résistante à la chaleur, donc confortable au porter. 
Ce n'est pas tout! C’est une fibre facile à transformer car résistante à la traction et à la torsion. Il est facile d’en faire un fil résistant et doux à la fois, qui plus est, facile à teindre.

Par ailleurs, depuis le XIXème siècle, les progrès de l’industrialisation et de l’agronomie ont permis sa culture et sa filature en masse et en ont ainsi fait la matière textile naturelle la plus répandue.

Pour toutes ces raisons, le coton est aujourd’hui la fibre reine parmi toutes les autres fibres textiles naturelles.



La culture du coton aujourd’hui : les problèmes écologiques et éthiques liés

Commençons par une description succincte de cette plante.
Le coton est une plante qui pousse dans des régions tropicales et subtropicales arides. En effet, ces régions présentent des conditions climatiques idéales à la bonne croissance de cette plante, c’est-à-dire :

  • Un ensoleillement important
  • Des saisons végétatives longues, donc une période de croissance longue
  • Au moins 120 jours de pluie par an [1]
A la floraison de la plante, se forment de grandes fleurs blanches ou jaunes à cinq pétales. Une fois fécondées elles vont laisser place à un fruit que l’on appelle la capsule et dans lequel se trouvent des graines. Ces graines vont donner naissance à des fibres soyeuses plus ou moins longues [1]. Lorsque la capsule va s’ouvrir, le coton pourra alors s’épanouir sur les branches et sera prêt pour la récolte.

Les étapes de maturation du coton: la fleur, la capsule et l'éclosion de la capsule
Les fibres de coton peuvent mesurer entre 2 cm et 5 cm de long. Ce sont ces fibres qui vont ensuite être filées, c'est-à-dire torsadées entre elles pour être transformées en fils. Ces fils, une fois tissés, constitueront l’étoffe finale [1].


La consommation en eau 

La culture du coton n’est possible sans irrigation qu’au-delà de précipitations pluviales supérieures ou égales à 700 mm d’eau par an. Or, sur la totalité des régions cultivatrices de coton, principalement la Chine, les États Unis, l’Inde, le Moyen-Orient, le Brésil, l’Australie et l’Égypte, environ 55 % de ces pays présentent des taux de précipitations insuffisants .

Les principaux pays exportateurs de coton à travers le monde

Prenons un exemple frappant pour illustrer ce premier problème de la consommation d'eau: la mer d’Aral, située entre l’Ouzbékistan et le Kazakhstan était, en 1960, le quatrième plus grand lac au monde. 

Son assèchement à 80% entre 1960 et 2000[3] à cause du détournement de son eau pour irriguer les cultures de masse du coton, est une des plus grande catastrophe environnemental du XXème siècle.

 
Mer d'Aral desséchée entre 1960 et 2014 à cause de l’irrigation des champs de coton. (Source Wikipedia)

Donnons quelques chiffres relatifs à la consommation d’eau du coton :

7000 et 29 000 L d’eau[7] sont utilisés pour cultiver 1 kg de coton. De plus, le tissu en coton demande lui-même une consommation d’eau importante pour le blanchir, c'est-à-dire le rendre blanc sachant qu’il est naturellement de couleur écru. Une importante consommation d'eau concerne également la teinture du tissu. Selon GreenPeace [3], la production d’un t-shirt demande à elle seule environ 2700 L l’eau et celle d’un jeans 10 000 L d’eau

Impressionnant quand même, compte tenu du fait qu’il est vendu environ 2 milliards de jeans par an. 

A elle seule, la production mondiale actuelle de jeans représente donc 20 km3 d’eau annuellement, soit à peu près le volume du lac de Côme en Italie.

Lac de Côme, en Italie. Son volume est égal au volume d'eau annuel utilisé pour la production mondiale de jeans.


La consommation en pesticides 

Le deuxième problème que pose le coton est sa vulnérabilité face aux insectes herbivores. En effet, le climat chaud et humide dont la plante de coton a besoin pour pousser de manière optimale est un écosystème propice à la vie de ces insectes. Or, la plante de coton n’a pas la capacité naturelle de résister à ces insectes. La culture du coton à elle seule représente 25% des insecticides achetés dans le monde alors qu’elle ne représente que 3% de la surface agricole mondiale. Environ 30 traitements /an/kg de coton sont appliqués [7] sur les cultures de coton. 

Il est donc extrêmement gourmand en pesticide.  

Pulvérisation de pesticides sur un champs de coton encore en fleur

Les conséquences de cette utilisation massive d’insecticides sont, d’une part, la pollution importante des sols et, d’autre part, des résidus de ces produits chimiques dans nos vêtements, donc au contact de notre peau. Par ailleurs, l’utilisation de ces  pesticides contribuent à l'endettement des paysans producteurs de coton [7] qui se voient obligés de les acheter.

Citons également les engrais, les produits accélérateurs de maturité et les produits défoliants utilisés, qui servent à faire tomber les feuilles des tiges et facilitent ainsi la récolte. L’agriculture intensive du coton demande une rentabilité sans faille. Elle use et abuse de traitements chimiques qui accélèrent les processus de croissance et de récolte afin de cultiver toujours plus, toujours plus vite.


La récolte : des enjeux éthiques 

Aujourd’hui, dans plusieurs pays comme la Turquie ou l’Ouzbékistan, les conditions de travail liées à la récolte à la main du coton sont plus que discutables.


Ceci dit, cela ne date pas d’hier. Rappelons que le coton tient un rôle majeur dans l’histoire de l’esclavage des États-Unis. La récolte du coton étant très délicate, elle demandait, à l’époque où les machines n’existaient pas encore, une main d’œuvre très importante et, si possible, bon marché. La traite des noirs venus d’Afrique, au XVIIIème siècle, a été la réponse à cette problématique de récolte du coton qui était cultivé en grande quantité dans les régions du sud des États-Unis. Il en résulte la plus grande migration forcée de l’histoire de l’humanité [2].

Esclaves africains au travail dans les champs de coton aux États-Unis

Aujourd’hui, la récolte du coton peut se faire manuellement ou mécaniquement.
D’après le reportage de Cash Investigation intitulé « Le coton : l’envers de nos t-shirt », le coton Ouzbek serait un coton plébiscité par nombre de filateurs. Il serait, paraît-il, de bien meilleure qualité que les autres. Cela s’explique par la récolte manuelle de ce coton contrairement au coton récolté mécaniquement et provenant des États-Unis, par exemple.


Récolte manuelle du coton en Ouzbékistan


Eh oui, il est bien connu qu’une récolte manuelle, pour bon nombres de plantes, procure une bien meilleure qualité du produit. Nous allons voir, dans ce qu'il suit, pourquoi. 

Dans le cas du coton, la récolte manuelle est plus fine et délicate que la récolte mécanique. La qualité des fibres en est effectivement préservée. En effet, une récolte manuelle évite leur casse et le ramassage de débris végétaux indésirables (feuilles et tiges). 
Enfin, par la récolte manuelle ne sont cueillies que des fibres à maturité qui sont plus faciles à transformer car plus résistantes que des fibres immatures. 
Une récolte manuelle donne un coton cueilli à maturité, plus propre et de meilleure qualité qu’un coton récolté mécaniquement. Les propriétés de ses fibres ne seront pas altérées ni par une machine ni par des traitements de nettoyage post récolte servant à le débarrasser des impuretés, indispensables dans le cas d’une récolte mécanique.

Cependant, la récolte manuelle du coton ne présente pas que des avantages.
D’une part, c’est un travail très fastidieux et harassant. La récolte du coton est physiquement éprouvante de part la posture de cueillette, les charges lourdes à porter, les nombreuses blessures dues aux pointes piquantes qui se trouvent sur la plante et, également, l’exposition prolongée au soleil. N’oublions pas que les plantations de coton se font dans des zones où l’ensoleillement est important. 


D’autre part, bien que l’esclavage soit aujourd’hui aboli, il reste dans plusieurs parties du monde une forme d’esclavage moderne reliée plus ou moins directement à la culture du coton. 
Par exemple, en Ouzbékistan. Toujours selon le reportage de Cash Investigation traitant de ce sujet, l’État Ouzbek serait lui-même le propre producteur de coton du pays. C’est lui qui fixerait les quotas de coton à récolter par jour et par cueilleur. 
De plus, c’est l’État lui-même qui enverrait de force les gens travailler dans les champs de coton. La récolte manuelle du coton dans ce pays signifie donc aussi travail forcé, avec des conditions de travail qu’on imagine assez répréhensibles. 

Bref, pas très éthique tout cela, non ?

Plus d'un million de personnes seraient envoyées de force pour travailler dans les plantations de coton, en Ouzbékistan
La récolte mécanique reste, malgré tout, la plus répandue car bien plus rentable:
quand un cueilleur récolte à la main entre 50kg et 100kg de coton par jour, à raison d’une journée de travail de minimum 6h, une machine peut, en moyenne, en récolter entre 7 à 15 fois plus[4]. On estime que 70% de la récolte mondiale du coton est mécanique contre 30% pour la récolte manuelle[1]


La récolte mécanique du coton



Les cotons plus propres : ça existe ? 


Après tous ces faits peu réjouissants, nous sommes en droit de nous faire la réflexion suivante : 

« La culture du coton est très peu écologique et plutôt peu éthique. Souhaiter acheter des vêtements confectionnés dans des matières plus éco responsables semble donc évident.  Toutefois, le coton présente des propriétés et un rapport confort au porté/prix indéniables. De plus, le coton fait vivre plusieurs dizaines de millions de personnes à travers le monde, particulièrement dans les pays émergents ou en voie de développement [11]Alors, que faire pour continuer à porter cette matière si douce et confortable sans contribuer à ces pratiques éthiques et écologiques déplorables ? »

Il existe des cotons non conventionnels, ayant un impact écologique moindre tout en intégrant une dimension éthique tout au long de leur chaîne de production. 

Faisons un tour d’horizon de ces cotons qui se veulent plus respectueux de la nature et des hommes.


Le plus connu : le coton biologique 

La mention « biologique » garantie que la culture de ce coton est faite sans pesticides (insecticides et herbicides).
En 2006, il représentait 0.1% des 25 millions de tonnes de coton échangées à travers le monde. Le coton traditionnel lui est, en effet, largement préféré car la méthode de culture du coton bio reste encore mal adaptée aux grosses exploitations et à la culture de masse. Ceci expliquerait en parti ce faible pourcentage [5].

Les principaux pays producteurs de coton bio sont la Turquie, l’Inde, la Chine et les États-Unis[5].

Pourquoi préférer le coton bio à un coton traditionnel ?
 Comparons les deux types de coton, de la production à l’utilisation finale :


COTON BIO
COTON CONVENTIONNEL
Préparation des semences
Naturelle, pas de graines OGM
Possibilité de traitement avec des fongicides ou herbicides. Possibilité de semences OGM
Préparation des sols
Engrais naturels, rotation des cultures qui donne un sol sain et enrichi en matière organique
Engrais synthétiques, appauvrissement du sol dû à la monoculture et à l’irrigation intensive.
Contrôle des mauvaises herbes et des insectes nuisibles
Utilisation d’insectes et tolérance des mauvaises herbes bénéfiques pour détourner les insectes nuisibles des plants de coton
Pulvérisation aérienne d'insecticides et de pesticides. Neuf des pesticides les plus couramment utilisés sont des agents cancérogènes connus.
Irrigation
artisanale allant jusqu’à consommer 50% de moins d’eau que les méthodes intensives car apporté directement au pied de la plante
intensive (entre 7000 et 29 000L d’eau pour produire 1kg de coton). L’eau est déversée en masse sur toute la surface du champ
Récolte
Défoliation (perte des feuilles) naturelle
Défoliation induite par agents chimiques afin d’accélérer le processus
Production (du tissu en coton)
Fibres de chaîne stabilisée avec de l’amidon de maïs (non toxique)
Fibres de chaîne stabilisées avec agents toxiques
Blanchiment
Avec de l’eau oxygénée, non toxique
Utilisation de chlore et azurants, création de résidus toxiques libérés dans l'environnement
Ennoblissement
Traitement du tissu à l'eau chaude, contrôle du pH avec du carbonate de sodium, non toxique
Eau chaude, tensioactifs synthétiques, produits chimiques supplémentaires
Teinture
colorants contenant peu ou pas de métaux lourds et de soufre
Colorants contenant des métaux lourds (plombs, chrome) et du soufre
Impression
Encres et /ou pigments à base d'eau, à faible impact et sans métaux lourds : diminution des risques d’allergies
Les pigments pouvant être à base de pétrole et contenir des métaux lourds. Déversement des eaux de teinture dans les cours d’eau et nappes phréatiques
Commerce équitable
Réduction des investissements pour les agriculteurs (moins de dépenses en pesticides), ce qui leur permet de sortir de l'engrenage de l'endettement. Contribution à leur santé et celle de leur entourage car utilisation d’engrais naturels et en moindre quantité que pour le coton conventionnel
Pas d’enquête sociale. Enfant ou travail forcé possible. Les installations peuvent être dangereuses et insalubres. Mauvais état de santé des agriculteurs dû aux pesticides déversés sur les cultures. Endettement dû à l’achat de semences OGM et aux pesticides
Prix
Plus élevé initialement mais avantage à long termes : préservation de notre environnement et conditions de travail décentes
Initialement plus bas que le coton bio. Conséquences futures : contribution à l’épuisement des ressources naturelles, pollution des sols et de l’eau, condition de travail très contestables car peu de réglementation et de contrôle
Confort au porter
Plus doux et souple d’un tissu en coton traditionnel


En somme, le coton bio est là pour :

  • Protéger les petits producteurs et leur donner des conditions de travail décentes
  • Être autant que possible exempt de substances cancérigènes ou dangereuses pour la santé et pour l’environnement
  • Apporter un coton de meilleure qualité et encore plus confortable au porter

Le coton équitable 



A travers environ 90 pays répartis sur les 5 continents, la culture du coton compte environ 100 millions de petites exploitations familiales, qui cultivent des surfaces de quelques hectares seulement et qui travaillent de manière artisanale, ce qui veut dire peu mécanisée. Ces exploitations se situent souvent dans des pays émergents ou en voie de développement.

Pour ces petits producteurs, souvent isolés et en bout de chaîne, la culture du coton représente une part majeure de leurs revenus. Malheureusement, ils sont les premières victimes des fluctuations importantes du cours du coton sur le marché. Un prix du coton trop bas signifie l’impossibilité de couvrir à la fois les frais de production et de vivre décemment. C’est ici qu’intervient le rôle d’organisation et de label, comme celui Fairtrade Max Havelaar.

Les engagements du label FairTrade/Max Havelaar garanti un coton équitable [11]

Le coton BCI (Better Cotton Initiative) [9] 




Créé en 2001, ce label certifie un coton plus propre, dans tous les sens du terme. Il garantit une culture moins consommatrice en pesticides et en eau, et s’assure du non travail des enfants.

Le problème 

Un coton labellisé BCI, une fois vendu aux filatures, peut être mélangé avec des cotons conventionnels (non labellisés) au sein de ces usines. Par conséquent, il n’ y a aucune certitude qu’un vêtement en 100% coton labellisé BCI soit réellement confectionné à 100% avec du coton BCI. A ce stade, il est donc très difficile de tracer l’origine de la matière première.

D’autre part, depuis 2010, on observe une chute de la production de coton bio en faveur d’une croissance significative de la production de coton labellisé BCI, depuis la création de ce dernier.

Ceci s’explique surtout par la culture moins contraignante du coton BCI par rapport à celle du coton bio. 

Ceci se traduit par : 

  • La possibilité d’utiliser des pesticides
  • La possibilité d’utiliser des plants de coton OGM
  • La possibilité d’avoir deux récoltes par an au lieu d’une seule et donc de gagner en rentabilité 
  • Moins de contrôles
A cause de ces avantages, beaucoup d’agriculteurs producteurs de coton bio ont basculé sur le coton BCI.

Pour résumer, le label BCI apporte certaines garanties éthiques et écologiques sur les conditions de culture du coton.
Néanmoins, il reste peu contraignant pour les producteurs et est facile à mettre en avant par de nombreuses marques adeptes du greenwashing. 


Et le coton OGM (ou plutôt GM) dans tout ça ?

Le coton GM est un coton génétiquement modifié (GM) afin de résister à différentes maladies. Le résultat est un coton moins gourmand en pesticides qu’un coton standard mais au rendement de pousse extraordinaire. 
Il y a 10 ans, il représentait déjà 55% des surfaces de coton cultivées et représentait 60% de la production mondiale de coton.

Il existe deux types principaux de coton génétiquement modifié :

  • Le coton Bt (Bacillus Thuringiensis)
C’est le principal coton transgénique commercialisé. C’est une espèce de coton dans laquelle un gène est implanté afin de permettre la sécrétion « naturelle » d’une protéine insecticide (Bacillus Thuringiensis). Le coton Bt, ainsi génétiquement modifié, est donc intrinsèquement résistant aux insectes qui lui sont nuisibles.

  • Le coton rr (round up ready, propriété de MONSANTO)
Il est totalement tolérant à un herbicide, le glyphosate (l’ingrédient actif de l’herbicide Round Up commercialisé par Monsanto). Les champs de plants de coton rr peuvent tout à fait être traités au glyphosate sans altération des plants de coton. 

Le problème engendré par le coton rr est une dépendance totale vis-à-vis de la multinationale Monsanto. En effet, un agriculteur qui fait le choix de cultiver du coton rr se voit dans l’obligation de se procurer l’herbicide en plus des semences de coton, en plus généralement plus coûteuses que des semences de coton traditionnel.

Cependant, l’existence de ces cotons génétiquement modifiés entraîne l’apparition de parasites autant résistants aux insecticides qu’aux herbicides. Ceci provoque donc l’usage toujours plus intensif des pesticides pour contrer ces nouveaux parasites et rend ces cotons GM plus si écologiques qu’ils ne l’étaient prévus à la base.

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