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[DANS LES COULISSES] - la petite veste femme 100% française, responsable et solidaire

Le concept La petite veste 100% française et solidaire, c'est le tout premier vêtement de notre marque. Alors, si déjà nous produisons quelque chose de neuf, c'est-à-dire que nous consommons de l'énergie pour la transformation, du CO2 pour le transport, du carton pour l'emballage, etc., il fallait que ce premier produit soit aussi vertueux que possible. « Vertueux », pour un vêtement, ça veut dire : Notre premier produit devait réunir un maximum de ces vertus. Par se faire, nous nous sommes penchées sur le cycle de vie d'un vêtement : Pour la fabrication de la petite veste femme 100% française et solidaire, notre cahier des charges était simple : - avoir un minimum d’impact sur l’environnement - mettre en avant les savoir-faire locaux au maximum - travailler avec des entreprises de l’économie sociale et solidaire Dans les faits, nous avons donc choisi : - une conception française et solidaire, effectuée dans un atelier d’insertion - des matières premières de qualité, fabriquées en France et écoresponsables (fibres naturelles et/ou recyclées) Le choix de nos fabricants Trouver des fabricants n’a pas été compliqué : contrairement à ce qu’on pense, la France est riche de savoir-faire textile, et les manufactures n'ont pas encore toutes disparues ! Notre choix s’est porté sur les entreprises suivantes : Fil Rouge/Insermode pour la confection Brochot pour les boutons Les Tissages de Charlieu pour le tissage des tissus unis et rayés Deveaux pour le tissage du tissu ("bijoux") à carreaux Pour en savoir plus à propos de nos partenaires tisseurs, leur stratégie de développement et leurs démarches RSE (Responsabilité sociétale des entreprises), retrouvez les interviews de nos différents partenaires en fin d'article. Vous saurez tout, tout, tout … sur les détails ! En imaginant cette veste, nous nous sommes dit en vrac les choses suivantes : La coupe : Il faut qu'elle puisse aller à un maximum de femmes, qu'elle soit versatile pour se porter autant sur une jupe, sur une robe, que sur un jeans, la journée au travail, comme le soir pour aller boire un verre. Pour toutes ces raisons, nous avons opté pour une coupe plutôt courte et droite, qui élance la silhouette. Les tissus : Nous avons choisi de ne lancer qu’un modèle de veste pour rationaliser les coûts, tout en proposant trois tissus différents qui puissent correspondre aux goûts de chacun et aux situations de la journée : 1. un tissu uni type jean : Composition : 51% de coton recyclé, 32% de polyester recyclé, 14% de polyester, 3% d’autres fibres recyclées Poids : 260/265 g/m2 2. un tissu dérivé de l'uni mais avec des rayures pour apporter une touche d'originalité un peu "british" Composition : 42% de coton recyclé, 35% de polyester recyclé, 19% de polyester, 3% d’autres fibres recyclées, 1% de polyester métallisé (fils Lurex) Poids : 240/245 g/m2 3. un tissu plus extravagant, très féminin pour aller en soirée (être remarquable et remarquée !) Composition : 100% coton Poids : 460 g/m2 Les tissus choisis sont des tissus « mi-saison ». Ils sont parfaitement adaptés pour les belles journées du printemps, celles du début de l’automne ou les soirées d’été. En hiver, ils permettent aux vestes d’être portées sous un manteau ou en intérieur. Les boutons Les boutons sont fabriqués en polyester, à Patornay dans le Jura. Le processus qui permet de les teindre est certifié Oeko-Tex Standard 100, donc non nocif pour la santé. La qualité La qualité est un des critères qui nous est le plus cher. Il était important de s'attarder sur chaque détail du vêtement : - La doublure provient du même fabriquant que les tissus uni et rayé sélectionnés. Elle est lisse, souple mais assez robuste pour résister aux frottements. - Les boutons proviennent des ateliers Brochot, fabriquant franc-comtois. - La confection et les finitions n'ont pas non plus été laissées au hasard. Nous avons fait en sorte d'attribuer à notre veste les meilleures finitions possibles, dans la limite d'un prix de façon qui nous semblait raisonnable. Notre atelier de confection InserMode est un Atelier Chantier d'Insertion (ACI), située à Marseille. Les personnes qui y travaillent en tant qu'opérateur de confection sont essentiellement des personnes en situation de difficulté sur le marché de l'emploi. Cet atelier leur permet, à travers un suivi socio-professionnel et une formation qualifiante à la clé, de reprendre pied et de retrouver une place dans le monde du travail. Ces contrats à durée déterminée d'insertion (CDDI) ont également comme objectif de redonner confiance en elles aux personnes embauchées et leur permet d'acquérir un savoir-faire reconnu. Aujourd’hui, l’Atelier InserMode peut accueillir jusqu’à 25 personnes en insertion dans le cadre des contrats en Insertion. Nos fournisseurs de tissu Nous avons choisi de travailler avec deux fournisseurs de tissu pour nos vestes, Deveaux et Les Tissages de Charlieu, tous deux localisés dans la région lyonnaise. Rencontre. Les Tissages de Charlieu Fabricant de nos tissus uni, rayé et de notre doublure. Digne héritière des tisserands installée à Charlieu depuis le XVIe siècle, l’entreprise Les Tissages de Charlieu existe depuis 1967. A Charlieu, près de Roanne, les usines textiles sont aujourd’hui reconnues pour produire les plus beaux taffetas de soie du monde ! Le taffetas, c'est cette étoffe en soie un peu riche et lourde, aux reflets irisés caractéristiques : Robe de costume datant des années 1845-1850. Les tissus des Tissages de Charlieu sont tous exclusivement fabriqués dans leur atelier, ce qui leur permet de voir leurs produits labellisés « Origine France Garantie ». Une telle activité contribue à faire perdurer, dans la Région Auvergne-Rhône Alpes, l’emploi et les savoir-faire séculaires du tissage. L’entreprise produit, aujourd’hui, différents types de textile : mode, ameublement et technique (aéronautique notamment). L'info en + : "La filière textile responsable " Alter Tex est un réseau d’entreprises françaises engagées pour un textile écoresponsable, éthique et solidaire. Ce réseau, présidé par le gérant des Tissages De Charlieu, Eric Boël, regroupe une trentaine d’entreprises. Il leur permet d’être plus compétitives et performantes en innovant pour un textile responsable. Deveaux Fabricant de notre tissu carreaux. La société de tissage Deveaux existe depuis plus de 200 ans, dans la région de Roanne. Au départ, Deveaux était spécialisé dans les tissus pour chemises et chemisiers en Vichy, ce fameux tissu en coton à tout petits carreaux blancs et colorés ! Récemment, la société s'est étendue en France. Roanne reste le lieu où est fabriquée la maille. Le tissu tissé teint (tissage de fils déjà teints) est fabriqué à Saint-Vincent de Reins, la teinture effectuée à Sevelinges et l’impression réalisée à Villefranche. M. Deveaux reprend la société Armand Thierry en 1995, crée Toscane en 2007, ouvre son e-commerce en 2011 et rachète Jacqueline Riu en 2013. L'info en + : 25% des matières premières que Deveaux emploient sont bio ou recyclées. Leurs fils de coton bio (comme le fil noir de notre tissu carreaux) proviennent d'un commerce équitable et d'une production faite en Auvergne Rhône - Alpes. L' interview des tisseurs A présent que vous savez tout sur notre veste 100% française et solidaire, prenons un peu de hauteur sur la filière textile française. Nous avons interrogé Guillaume Lacroix, croiseur de fil (styliste) et commercial chez Les Tissages de Charlieu et de Christine Déporte, commerciale chez Deveaux, sur les problématiques et les enjeux d'une filière partie intégrante de notre patrimoine et que nous rêvons de voir refleurir : L’industrie du textile française est en déclin depuis les années 70. Seuls quelques irréductibles acteurs de la filière existent encore sur notre territoire. Quelles sont les principaux problèmes que rencontrent les usines textiles, aujourd'hui, en France ? Guillaume Lacroix (LTC) : En France, le coût de la main d’œuvre est élevé par rapport à l’Asie ou la Turquie, ce qui permet à ces pays de produire moins cher. L’autre problème est que la filière textile française a perdu de son savoir-faire, qu’il faut, à présent, rebâtir. Comment pourrait-on faire pour relancer et développer cette industrie, selon vous ? Guillaume Lacroix (LTC) : Il faudrait que les acheteurs finaux ne pensent pas qu’à la rentabilité de leurs achats mais à tout ce que nous pouvons leur apporter (créativité, matières éthiques, réactivité, proximité, qualité, …). Ceci dit, les choses évoluent dans ce sens car le client final commence à changer sa façon de consommer. Christine Déporte (Deveaux) : Au niveau confection, il n’y a vraiment plus beaucoup d’ateliers. Il faudrait une baisse drastique des charges pour que les coûts de fabrication soient largement réduits. Quelles sont les évolutions et différences dans les demandes de vos clients par rapport à il y a une dizaine d’années ? Guillaume Lacroix (LTC) : Nos clients recherchent de plus en plus de matières éthiques, des fabricants de proximité et des échanges de valeurs. Ils se positionnent dans le « consommer moins mais acheter mieux ». Beaucoup d'entreprises textiles en France ont fermé leurs portes ou ont délocalisé leur production depuis plusieurs dizaines d'années. Quelle stratégie avez-vous adopté pour maintenir votre activité en France ? Guillaume Lacroix (LTC) : Nous ne nous sommes pas laissé tirer vers le bas à la course au prix et des volumes de produits basiques. De plus, nous avons opté pour la créativité (une équipe de 12 stylistes) et de la réactivité afin d’étoffer notre offre et de mieux satisfaire nos clients. Christine Déporte (Deveaux) : Notre direction a toujours souhaité garder sa production en France pour être plus réactive. Au départ, cela a été fait dans un souci de rapidité et de service. Nous réussissions à justifier nos prix plus élevés car nous livrions vite les grandes marques proposant des vêtements bon marché. Aujourd’hui, cette mode est moins d’actualité mais on vient nous voir davantage pour promouvoir une production locale. Est-il encore possible de former des jeunes dans les usines textile et arrivez-vous à en recruter pour remplacer les départs à la retraite ? Guillaume Lacroix (LTC) : Oui mais il est compliqué de trouver des personnes motivées. Ceci étant, depuis quelques années nous sommes de plus en plus attractifs. Christine Déporte (Deveaux) : Ça n'est pas évident, nous aurions besoin de redorer notre image. Nos tissus Matières Premières (uni, rayé et doublure) : Pouvez-vous décrire le chemin (étapes) qu'ont suivi nos tissus, de leur création à leurs états finaux ? Guillaume Lacroix (LTC) : Lors de leur fabrication, les tissus uni et rayé sont passés par les étapes suivantes : 1. Choix d’un tissu dans notre gamme de tissu 2. Développement spécifique pour le tissu rayé : plusieurs essais de rayures avec plusieurs fils et coloris 3. Lancement pièce type (échantillon) une fois la bonne rayure choisie 4. Tissage des différentes qualités (tissu uni, tissu rayé, doublure) 5. Ennoblissement des différents tissus, c'est-à-dire l’application d’apprêts pour rendre le tissu plus doux et plus stable au lavage Christine Déporte (Deveaux) : Il a tout d’abord été créé dans notre bureau de style, puis les fils ont été teints dans notre usine de Sevelinges, il a été ourdi (alignement des fil disposés dans le sens de la longueur), encollé (colle appliquée sur les fils pour leur conférer une résistance supplémentaire pour ne pas casser lors du tissage) et tissé dans notre tissage de St Vincent, puis de retour dans notre usine de Sevelinges pour désencollage (on enlève la colle appliquée avant l'étape du tissage), application du film doré (tâches dorées présentes sur le tissu) et des apprêts (pour donner un toucher doux et une stabilité au tissu lors du lavage). Pouvez-vous nous décrire nos tissus : armure, fils utilisés (leur provenance), caractéristique de l'armure au touché et tombé ? Guillaume Lacroix (LTC) : L’armure (façon dont les fils sont entrecroisés pour former un tissu ) des tissus uni et rayé est ce qu’on appelle une armure sergé. C’est la même armure que les toiles de jeans, facilement repérable grâce à ces côtes diagonales (cf. illustration ci-dessous). La chaîne (fils disposés dans la longueur du tissu) est faite de fils en polyester issu de bouteilles plastiques recyclées. La trame (fils disposés dans la largeur du tissu) est un mélange de coton et de polyester recyclé issu de chute de vêtements (Espagne). Le fil chenille jaune du tissu rayé est en polyester (Europe) Christine Déporte (Deveaux) : C’est un tissu sergé avec des fils espagnols sur une armure décontexturée (croisement de fil irrégulier) pour lui donner de volume et du plombant. Pour le traitement du tissu, nécessaire pour lui conférer douceur et stabilité au lavage, on a fait un désencollage et appliqué un adoucissant. Les fils noirs utilisés dans le tissus carreaux sont des fils recyclés de coton. Pour toute question relative à nos fournisseurs ou à notre veste, n'hésitez pas à nous contacter par ici Pour découvrir nos vestes, RENDEZ-VOUS SUR l'ESHOP

[IDEES DE LOOKS] Nos tenues "réveillon" éco-responsables

Au moment où nous écrivons ces lignes, l'organisation des fêtes de fin d'année 2020 est encore bien incertaine. Mais que l'on soit 6, 5, 4, 3 ou même 2, aucune raison n'est valable pour ne pas se faire belles et beaux et ne pas briller de mille feu ! Pour l'occasion, nous vous avons concocté deux inspirations de looks festifs qui mettent en lumière des marques de mode durables, éthiques et qui éco-conçoivent les pièces qu'elles proposent. Dans chaque article [IDEES DE LOOKS], nous tentons glisser quelques nouvelles marques de ce type qui, avant tout, nous plaisent et nous inspirent ! Belles découvertes à vous ! LOOK n°1 : Pas envie de faire tourner la jupe ! Bourse Dallas doré, Marigance (205€) Fabriqué en France, à Nantes Extérieur 100% cuir de vachette, intérieur 100% coton Cuirs achetés en France, issus de fins de stocks de matières haut de gamme Veste à motif pied de poule, Friperie Look Vintage (45€)* Taille non indiquée - Taille Look-Vintage : 36 Pantalon New Toner noir, Agnès b. (175€) Fabriqué en France 95.00% Polyamide, 5.00% Elasthanne Escarpins n°121 velours kaki, Rivecour (165€) Fabriqués au Portugal Extérieur en velours kaki Semelle en cuir Boîtes d'expédition et papeterie fabriquées au Portugal, à partir de matériaux recyclés (boîte 65%, papeterie 100%) Chemise Mao, Les Récupérables (125€) Fabriqué en France, en atelier d'insertion Le tissu provient d'une fin de rouleau de marque de luxe française ou européenne Satin 100% polyester Boucle d'oreille vintage, Jeronine Vintage (20€)* Look n°2 : Envie de faire tourner la jupe ! Robe Orme noir, Matières Françaises (165€) Robe 2 en 1, avec top en tweed amovible Robe en crêpe envers satin confectionnée en France , par Philea Textiles (64% Acétate, 36% Viscose) Top amovible en tweed fabriqué en France (Alsace), par Tissage des Chaumes (59% Coton, 34% Viscose, 7% Nylon) Collants en laine fine, Bleu Forêt (29€) Tricotés en France, dans les Vosges 3% Lycra, 30% Coton, 67% Laine Mérinos Babies Kina argentées, Carel (365€) Confectionnées de manière artisanale en Italie Dessus, semelle et doublure en cuir Veste noire, Friperie Look Vintage (29€)* Veste de seconde main en velours matelassé Fabriquée en Italie 100% coton, doublure en acétate Taille indiquée 42 Sac triangulaire blanc, Walk With Me (68€) En cuir recyclé et certifié (Oeko Tex ®, absence de substances nocives pour la santé et Global Recycled Standard ®, garantie du contenu recyclé des produits (finis et intermédiaires) et contrôle des pratiques sociales, environnementales et chimiques responsables dans la production) Fabriqué à Barcelone *Les pièces de friperie sont des pièces uniques qui sont susceptibles de ne plus être disponibles au moment où vous lirez cet article. Nous vous les partageons pour inspiration ! Vous pouvez retrouver ces marques (et beaucoup d'autres encore ) dans notre annuaire de marques responsables. Et maintenant, c'est parti pour aller bouger sur le dancefloor en toute éthique et responsabilité (à double sens cette année😉) !

[IDEES DE LOOKS] Nos looks "cérémonie" éco-responsables

Cette année, même si nous ne sommes pas encore vraiment sûr de pouvoir célébrer l’amour de nos proches, les occasions de se "saper comme jamais" se feront à coup sûr ! Et sinon, nous les provoquerons ! 😎 En attendant, voici cinq inspirations de tenues "célébration". 🎉 Notre sélection de pièces s'est faite parmi des marques que nous plébiscitons de par leurs valeurs et leurs engagements pour une mode toujours plus éthique, durable, équitable et responsable. En un mot, pour une mode toujours plus vertueuse. 🌱 

Belle (re)découverte de ces marques à vous ! On s'émeut tout en bleu Robe longue en satin, Filippa K (395€) Veste Carreaux en coton, Matières Premières (264€) Sandales, Balzac Paris (160€) Sac, Bleu de Chauffe (395€) Lunettes de soleil en acétate, Folc Eyewear (245€) B.O. en vermeille (argent plaqué de 5 microns d'or 18 carats), Alix D. Reynis (91€) Allons plus loin... Filippa K : 
Filippa K est une marque de vêtements pour femme et homme, intemporels de par leur ligne classique et épurée mais également responsables de par les matières de qualité à la fois durables et écologiques utilisées. 💡Le petit + : la marque met un point d’honneur à être transparente sur les pays de fabrication de leurs produits. Elle propose également une ligne de vêtements de sport (à bon entendeur !). 


Balzac Paris : 
Balzac Paris est une marque parisienne éthique et durable. 
Elle emploie, entre autre, des matières de seconde main, fabrique uniquement en union européenne, produit le juste stock et réutilise ses chutes de tissu pour lutter contre le gaspillage.

💡Le petit + : des ventes privées de leurs invendus des collections précédentes sont régulièrement organisées pour leur donner une seconde vie (chance), à moindre coût. 

Bleu de Chauffe :
Bleu de Chauffe est une marque française de sac en cuir pour homme et femme. 
Son ADN s'exprime à travers de la maroquinerie de qualité, fabriqués par des artisans de proximité et l’emploi de cuir tanné végétal (à partir de plantes). 

💡Le petit + : leur filière est 100% française, de la matière première à la fabrication du produit fini.

Folc Eyewear : Folc est une marque de lunettes barcelonaise. 
Elle utilise des matériaux durables comme l’acétate, un matériau d'origine végétale issu du coton et de la poussière de bois.

💡Le petit + : toutes les lunettes sont réalisées à la main, dans le nord de l'Italie. 

Alix D. Reynis : 
Alix D. Reynis a plusieurs cordes à son arc. Fabricante de porcelaine personnalisable, de bijoux et de bougies parfumées, elle conçoit et travaille chaque pièce à la main, pour leur donner un style "d’autrefois"assez irrésistible.

💡Le petit + : ce n'est pas un argument, mais on adore ! On se déhanche en orange Combinaison en lyocell, Skunkfunk (119,95€)
Sac, Marli (75€)
Sandales, Balzac Paris (160€)
Lunettes de soleil en coquille de Saint Jacques recyclée, Friendly Frenchy (250€)
B.O., Laurence M (74€) Allons plus loin... Skunkfunk : 
SKFK est une marque espagnole à la fois éthique et durable. Elle prête attention à ses émissions de CO2, sélectionne des matières premières naturelles et/ou recyclées et favorise le commerce équitable. 

💡Le petit + : la marque propose un atelier de réparation et de customisation dans sa boutique de Bilbao. 

Marli : 
Chaque pièce de la marque Marli est unique, réalisée à partir de 100% de chutes d'ateliers afin de minimiser au maximum les déchets (et que vive l'up-cycling !). 💡Le petit + : Marli est une marque à la fois solidaire et philanthrope puisque l’ensemble de la production est réalisée par des personnes en situation de handicap. On applaudit franchement ! 👏

Friendly Frenchy : 
Friendly Frenchy est une marque de lunettes de soleil qui cumulent les bons points : fabrication française et à la main, utilisation de matières naturelles et non valorisées telles que les…coquillages et crustacés !

Labellisée Origine France Garantie (OFG), Friendly Frenchy ne mettra pas les coquilles d'huîtres, de moules, coquilles Saint-Jacques et autres palourdes recyclés à l’honneur dans votre assiette, mais dans vos lunettes !

💡Le petit + : Friendly Frenchy, c'est également des draps de bain et des t-shirts. En bref, tout l'univers de la plage pour se pâmer tout l'été en ...100% "made in France" et recyclé.



Laurence M : 
Laurence M est une marque française de bijoux tout en délicatesse qui existe depuis plus de 20 ans. 💡Le petit + : tous les bijoux sont créés et fabriqués à la main par Laurence, dans son atelier de Perpignan. On festoie en terracotta Haut en crêpe de rayonne, Faithfull the Brand (65€)
Pantalon en Tencel, Twothirds (79,20€)
Sac, Marli (75€)
Ras de cou, Médecine Douce (135€)
Pendentif, Balzac Paris (90€)
Foulard en coton certifié GOTS (biologique), Ekyog (65€)
Sandales, Amélie Launay (180€) Allons plus loin... Faithfull the Brand : 
Faithfull the brand est une marque avant tout axée sur l’éthique de leur production et une économie circulaire. 💡Le petit + : souhaitant leur production raisonnée et transparente, la confection des pièces ainsi que les imprimés des tissus sont fabriquées à la main par des artisans locaux, à Bali.

Twothirds : 
Twothirds est une marque éco-responsable espagnole qui a fait de la protection des océans son cheval de bataille. L’ensemble des matières utilisées sont certifiées biologiques ou sont issues de matériaux recyclés. La totalité de la fabrication est européenne. 
De plus, la marque réalise un travail d’envergure sur la transparence de l’ensemble du cycle de fabrication de ses produits. 💡Le petit + : en anglais, « two thirds » signifie « deux tiers » pour souligner que les deux tiers de notre planète Terre sont recouverts d’eau. 🌍

Médecine Douce : 
Médecine douce est une marque de bijoux parisienne. 

💡Le petit + : l’ensemble des bijoux sont fabriqués à la main dans l'atelier-boutique de la marque, à Paris. 

Ekyog :
Ekyog est une marque française de mode durable, aujourd’hui bien (re)connue. 
Marque actrice de la mode éco-responsable depuis 2003, elle met un point d’honneur à sélectionner des matières respectueuses de l’environnement et de la santé de ceux qui les portent, notamment grâce à l'utilisation de coton 100% biologique. 

💡Le petit + : Ekyog compte aujourd'hui une cinquantaine de boutiques en France. 


Amélie Launay : 
Amélie Launay est une marque française de chaussures pour femme active. 
Les chaussures sont conçues pour durer et procurer un maximum de confort grâce à des semelles à mémoire de forme. 💡Le petit + : l’ensemble des matières premières, comme le cuir, proviennent d’Italie. On lui demande en vert amande Combinaison Gangdegarçonnes, Gangdefilles (290€)
Version "talon" : Bottines Mathilde H., M.Moustache (190€)
Version "plat" : Derbies Laurette, M.Moustache (165€)
Sac (modèle Tasman), Camille, (75€, avec la chaîne métallique)
B.O. dorées et noires, Friperie Look Vintage (10€)
Lot de bracelets (bois et plastique), Friperie Look Vintage (16€) Allons plus loin... Gangdefilles : "A toutes les femmes libres, libres de leurs choix, de leurs actes, et de leurs paroles" Signe distinctif de Gangdefilles ? Le Womenpower ! 
C'est en 2016 que Marine Le Quentrec décide de se lancer dans la belle aventure de l'entrepreneuriat au féminin. 
Passionnée par la mode et l'univers rétro des années 50 à 90, elle crée Gangdefilles, une marque de vêtements responsable et engagée pour le droit des femmes. 

💡Le petit + : toutes les créations sont imaginées et fabriquées à la main dans un atelier parisien, dans des matières textiles responsables.

M.Moustache : "Pour l'esprit décalé et l'élégance distinguée d'une belle moustache" 
Lorsque Antoine, Guillaume et Thibault créent M.Moustache en 2012, c'est pour "dépoussiérer le milieu de la chaussure." 
Pari plutôt réussi pour cette jolie marque dont la 5ième boutique (Echoppe) a ouvert en mars 2020, à Boulogne. 
Leurs mots d'ordre : élégance, proximité, trait d'esprit et qualité. 💡Le petit + : en mars 2019, ils lancent le programme Encore dont le but est de développer et de produire des collections à partir de chaussures usagées collectées dans les Echoppes de la marque. 
RDV en septembre 2020 pour découvrir cette première collection 100% recyclée et recyclable. 


Pssstt ! Nous vous avions déjà parlé de M.Moustache et de leurs baskets super sympa dans l'article sur... les baskets ! C'est par ici...


Camille (Maroquinerie Respectueuse) : "Un frère, une sœur : un projet" 
L'histoire de Camille, c'est celle de Camille et Raphaël, une sœur et un frère. 
Poussé par Camille et son engagement pour la "slow fashion", l'écologie et le "made in France", les sacs proposés par la marque sont fabriqués dans un petit atelier en région parisienne, dans des matières responsables (telles que le cuir de pomme ou d'ananas) autant locales que possible. 


💡Le petit + : les sacs de la marque sont garantis Vegan et certifiés Peta Approved (aucune matière d'origine animale n'est utilisée). Friperie Look Vintage : Probablement une des meilleures friperies que nous connaissons, avec des pièces pointues sélectionnées par Johanna, la fondatrice. 

💡Le petit + : en plus de la boutique située à Lyon (sur les quais de Saône 😍), Look Vintage c'est aussi une friperie en ligne ! On trinque en blanc Jupe-culotte GABRIEL brodée à la main, Côme Editions (132€)
Chemise JO brodée à la main, Côme Editions (160€)
Veste Unie en coton et polyester recyclés, Matières Premières (192€)
Version "talon" : Bottines brodées, Friperie Look Vintage (48€)
Version "plat": Converse, Friperie Look Vintage (34€)
Porte-monnaie Azul, NAONA (23€)
B.O. Mini Lulu, Élufée (30€) Allons plus loin... Côme Editions : "Côme, du grec Kosmos, signifie univers et équilibre" 
Un autre duo frère-sœur se cache derrière cette marque parisienne singulière. 
Côme Editions c'est un style pointu sans trop l'être où rien ne se perd et tout se transforme puisque, entre autre, la marque récupère des chutes de tissus pour les transformer en vêtements au style "patchwork". 
Les collections sont entièrement pensées et fabriquées à Paris. 


💡Le petit + : les broderies sont réalisées à la main au Sénégal, à l'Atelier des Rêves, un lieu où des femmes, un situation difficile, apprennent à broder pour devenir autonome financièrement et subvenir aux besoins de leurs familles. 


NAONA : Au départ, NAONA est un projet social autour de l'artisanat monté par Noemi et Perrick, deux amis passionnés par le Brésil. A travers ce projet, il leur tenait à cœur d'aider les femmes des favelas de Rio. 
Ces femmes sont formées aux techniques de fabrication et peuvent confectionner les produits depuis leur domicile, alliant ainsi vie professionnelle et vie familiale. 
En 2017, le projet social devint une véritable marque de sacs et accessoires de mode. 

💡Le petit + : les accessoires sont tressés à la main, au Brésil, avec des chutes de papier d'imprimerie. 

Élufée : 
Élufée est une marque de bijoux française basée sur le principe de l'upcycling.
Élodie, la fondatrice, récupère des chutes de cuir pour en faire des bijoux dans son atelier en Normandie. 

💡Le petit + : chaque pièce est unique ! 

Voilà pour nos différentes tenues "cérémonie" qui vous aurons fait, nous l'espérons, découvrir de nouvelles marques remarquables autant par leur style que par leur démarche. Maintenant, nous n'avons plus qu'à vous souhaiter de profiter de vos futurs moments de partage et d'amour en total look responsable ! 😉

(Les photos et descriptions proviennent des sites des marques citées)

La laine (2)

C'est l’hiver ! ⛄ Qui dit hiver, dit gros pulls bien chauds en laine… Mais qu’est-ce qu’une laine de bonne qualité ? Peut-elle être considérée comme une matière textile éthique et éco-responsable ? Quelques pistes pour vous aider dans votre réflexion… Sommaire Qu'est-ce qu'une laine de bonne qualité ? Qualité de triage Le label Woolmark La laine Mérinos : la star des laines La laine : une matière éthique et éco-responsable ? Environnement Éthique Les labels - le label Nativa Qu'est-ce qu'une laine de bonne qualité ? Qualité de triage [1] La qualité finale d’un produit en laine découle principalement de la qualité des fibres qui le composent, qui elle-même dépend de l'endroit de prélèvement sur la toison du mouton.  C'est ce qu'on appelle la qualité de triage. 
Les laines provenant des parties épaules, flancs, reins et cou de la toison sont les plus appréciées, car les fibres sont longues et fines.

La finesse des fibres est le principal critère de qualité. C’est là-dessus que les classements des laines sont faits. A noter : les fibres de laine les plus longues sont souvent les plus fines. 👓L’info en + : Le boulochage peut être un critère de qualité. En effet, ne boulochent que les laines très fines. 👓 L'info en + : Le titre est la grandeur utilisée pour déterminer la finesse d'un fil, son diamètre étant trop faible pour être mesuré directement. Il s'agit d'une masse par une unité de longueur. Le label Woolmark - Autres mentions [2] Avez-vous déjà aperçu ce logo ? L’origine du label Woolmark remonte aux années 1940 lorsque les éleveurs de moutons d’Australie, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud et Uruguay ont décidé de s’associer pour promouvoir leurs productions sur les marchés et de prélever un pourcentage sur le commerce international (les ventes globales) de la laine. Le logo de la pelote a été créé en 1964 par Franco Grignani et Francesco Saroglia, afin de permettre l’identification des produits en laine vierge. La certification Woolmark désigne les produits contenant de la laine vierge provenant de la tonte d’animaux sains et vivants. L’étiquette Woolmark garantie un produit en pure laine vierge, c’est-à-dire que la laine vierge représente 100% de sa composition. Pure laine vierge : les produits en laine portant cette mention sont composé au maximum de 0,3% d’autres fibres que des fibres de laine. Laine vierge : cette appellation est identique à l’appellation pure laine vierge, mais le pourcentage de fibres autres que des fibres de laine peut être de maximum 7% dans composition de l'étoffe du vêtement. Woolmark Blend (mélanges majoritaires) : produits en laine contenant de 50 à 99% de laine vierge. Wool Blend (mélanges minoritaires) : produits en laine contenant de 30 à 40% de laine vierge 🚨 Les mentions telles que 100% laine, Pure laine ou Laine peuvent indiquer des produits faits de laine de moindre qualité ou de laine recyclée. Ils ne peut pas leur appliquer les appellations Pure laine vierge et Laine vierge, issues de la certification Woolmark. La laine Mérinos : la star des laines [3] Aujourd’hui, lorsque nous parlons de vêtements en laine, dans 90% des cas il s’agit de laine provenant de l’espèce Mérinos. En effet, les fibres de la toison des moutons Mérinos sont réputées pour leur finesse, leur douceur et leur grande résistance. Ces trois critères qualité en font une laine très appréciée et utilisée pour la confection de vêtements, que ce soit pour l’habillement classique ou pour des produits sportifs plus techniques. Et oui ! Les sportifs apprécient le caractère thermorégulateur naturel de la laine, sa résistance aux frottements lors des mouvements, et ne l'oublions pas, sa propriété anti-odeur, des aspects non négligeable des activités sportives ! La laine : une matière éco-responsable et éthique ? Environnement [1][3][4] La laine est une matière textile naturelle. A l’instar de ces consœurs synthétiques qui lui sont souvent préférées pour leur coût moindre, elle ne dérive pas de la pétrochimie, donc du pétrole. Petit rappel : Matières naturelles ? Matières artificielles ? Matières synthétiques ? La laine est biodégradable et recyclable… à condition de ne pas être mélangée à d’autres matières ! Effectivement, il n’existe pas encore de moyen efficace pour séparer différents composants textiles d’un matériau dans le but de le recycler. Les fibres de laine se caractérisent également par leur grande solidité et confère donc une bonne durabilité aux produits qu’elle compose. Enfin, elle est facile d’entretien (attention à respecter les cycles machine adaptés à la laine !) et est peu salissante. Cela fait d’elle une matière textile qui demande peu d’eau et d’énergie pour son nettoyage. Le plus impactant dans l’industrie lainière reste l’élevage des moutons. En effet, comme tout élevage d’animaux, il est générateur de gaz à effet de serre, principalement de méthane. Les derniers chiffres issus du rapport « Taking climate change through livestock » datant de 2013, et publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, montrent que l’élevage mondial (tous élevages confondus) est responsable de 14,5% des émissions de gaz à effet de serre. La part de l’élevage mondial des petits ruminants (moutons et chèvres) est d’environ 6,5 %. Par comparaison, les transports (tous confondus) représentent 14% des émissions totales de gaz à effet de serre. Enfin, l’élevage provoque une dégradation des sols ainsi qu’une pollution des cours d’eau. L’utilisation de pesticides et engrais lors de l’épandage provoque le rejet de nitrates et phosphates qui se retrouvent dans les cours d’eau et nappes phréatiques, potentiellement captés pour la consommation humaine. Ethique [3][5] Comme pour tout élevage, des questions de maltraitantes animales ont été soulevées.
Mais il est une pratique propre à l’élevage bovin qui suscite la controverse : le mulesing. 
Cette technique chirurgicale consiste à faire une ablation d’une partie de la peau péri-anale de l’animal. Généralement, cette ablation s’accompagne de la coupe de la queue du mouton. 
Ces interventions sont réalisées sur les agneaux. La zone ainsi traitée guérit en laissant place à un tissu cicatriciel ne comportant pas de replis et n’est donc pas souillée par les déjections de l’animal. 
Le mulesing est couramment pratiqué dans les élevages de moutons Mérinos d’Australie, sous couvert de protection de l’animal contre la myiase, c’est-à-dire les troubles provoqués par la présence de larves de parasites. 
Cette pratique, qui tend à disparaître en Nouvelle-Zélande, a conduit au boycott de la laine Australienne dans les années 2010. 

Fort de ces informations, nous pouvons dire que la laine, en tant que matériau textile, répond à tous les critères pour être considérée comme une matière textile éco-responsable. 
Mais sa chaîne de production n’est pas sans impact sur l’environnement et soulève des questions éthiques sur l’élevage des animaux. Les labels - le label Nativa [6][7][8] Les labels classiques que nous avons déjà mentionné et expliqué dans des articles précédents s’appliquent également aux produits confectionnés en laine. Par exemple, le label GOTS qui garantit : La provenance biologique des fibres animales et végétales utilisées Le respect des normes de travail de l’Organisme International du Travail L’interdiction d’utiliser des produits toxiques, des substances cancérigènes, des métaux lourds ou des fibres OGM Les produits certifiés GOTS doivent contenir : 75% à 90% de fibres issues de la culture biologique Maximum 10% de fibres synthétiques ou artificielles Le label Nativa En 2017, le négociant et fournisseurs de laine Chargeurs Luxury Materials a décidé d’aller plus loin dans sa stratégie commerciale en créant son propre label : Nativa. 👓 L'info en + :  Chargeurs Luxury Materials, c'est quoi ? Chargeurs Luxury Materials est un fournisseur de fibres de laine Mérinos de qualité supérieure, appartenant au groupe français Chargeurs. Son but : fournir à ses clients un long ruban de fibres de laine peignée qui sera utilisé pour la fabrication de fils à destination des ateliers de tricotage et/ou tissage. Qualité, traçabilité et stabilité des fibres proposées sont les principes fondamentaux que Chargeurs Luxury Materials s’engage à respecter en sélectionnant les meilleures balles de laine brute auprès de producteurs du monde entier. L’habillement et les vêtements techniques de sport sont les deux marchés principaux avec lesquels travaille Chargeurs Luxury Materials, auprès de clients qui recherchent des qualités de laine respectueuses de l’environnement et du bien-être animal, en plus d’un produit de qualité supérieure. Par exemple, Chargeurs Luxury Materials s’oppose à la pratique du mulesing, expliquée plus haut, et s’engage à ne pas fournir de fibres de laine provenant de moutons ayant subit cette ablation. La force de Chargeurs Luxury Materials est indéniablement son réseau de producteurs et de transformateurs qui lui permet de maîtriser et contrôler toute la chaîne de production. Pour en savoir plus sur Chargeurs Luxury Materials c'est par ici... Fort de sa grande expérience en négoce de fibres de laine, Chargeurs Luxury Materials a donc décidé de créer le label Nativa. Acquérir le label Nativa c’est garantir des vêtements confectionnés à partir de fibres de laine Mérinos de qualité et traçables. C’est également la garantie d’une chaîne de production transparente où chaque acteur reçoit une certification précise, de la ferme d’élevage à l’étape de confection finale. « Chaque maillon de la chaîne de valeur certifié par Nativa doit se conformer aux principes énoncés par le protocole en termes de RSE, de bien-être animal, de gestion des terres et de normes industrielles. A cette fin, un audit est réalisé par une société indépendante chaque année. » Donc, comme nous l’avons déjà évoqué : regardez bien les étiquettes de vos vêtements ! Sources utilisées pour la rédaction de cet article [1] Cours ENSISA (personnel) [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Woolmark [3] Article sur la laine sur le site WEDRESSFAIR [4] Rapport "Taking climate change through livestock" (Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture) [5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Mulesing [6]http://www.matierespremieres-modeecoresponsable.fr/2018/10/la-mode-ethique-et-responsable-quest-ce.html [7] http://www.chargeursluxurymaterials.com/fr/chargeurs-luxury [8] http://www.chargeursluxurymaterials.com/fr/nativa

Campagne de financement Matières Premières réussie ! Prêt.e.s à Changer de MO(N)DE avec nous ? 🚀

Entre les fêtes de fin d'année, les grèves et on en passe, 40 jours ont suffit pour atteindre l'objectif KissKissBankBank permettant de lancer la marque Matières Premières. 🚀

En plus, grâce à vous, l'objectif a été non seulement atteint mais dépassé : 108 % de l'objectif initial et un total de 67 contributeurs ! 🍾🌋🎆🎉 
C'est tout simplement... fou ! 🤪 Merci à vous d'avoir relayé la campagne aussi activement.
Merci à vous d'y avoir participé. 
Et surtout MERCI à vous pour votre précieux soutien. 

La première étape vers la fabrication des premières vestes a été franchie. Donc, maintenant au boulot ! Car nous n'avons qu'une seule hâte : de pouvoir vous présenter ces nouvelles vestes et déjà de réfléchir à la suite... 😘

A très vite, Clara & Lucie 🧡

Matières Premières : en campagne de financement participatif sur KissKissBankBank !

Hello ! L'année dernière, nous avons créé le blog Matières Premières qui parle de la mode éthique et éco-responsable (sur lequel vous vous baladez gentiment en ce moment même 😊) Dans la continuité de ce blog, nous travaillons depuis janvier 2019 à la création d’une marque de vêtements, Matières Premières, qui répond aux valeurs que nous défendons dans notre blog. Aujourd’hui, nous arrivons à l’aboutissement de ce travail et débutons une campagne de crowdfunding (financement participatif) pour marquer le lancement de cette marque et permettre le financement des premières productions de vêtements. Venez découvrir ce projet sur : https://www.kisskissbankbank.com/fr/projects/mode-matieres-premieres Merci par avance pour votre soutien ! Clara et Lucie 🧡

Maison Alfa

Maison Alfa fait partie de ces marques qui ont fait le choix de l’up-cycling pour produire des vêtements de façon plus responsable et respectueuse de l’environnement… 

Attendez... Qu’est-ce que l’up-cycling déjà ? On vous aide : c’est le fait de récupérer des textiles invendus (rouleaux de tissus) ou usagés (nappes, torchons et même vêtements) pour les transformer en vêtements tous neufs ! Mais laissons Alice, la créatrice de cette jolie marque, expliquer tout ceci en détail et présenter l’univers de Maison Alfa. Sommaire Rencontre Généralités Plus technique Questions bonus ! Notre avis Le test grandeur nature : la chemise Léa Rencontre Généralités Matières Premières : Peux-tu présenter la marque Maison Alfa en quelques mots ? Quelle est sa ligne directrice concernant le style ? Alice : Maison Alfa est une marque française de vêtements féminins éco-responsables, entièrement fabriqués en France, à Lyon, qui existe depuis maintenant deux ans. Le « Made in France » était une évidence dès la création de Maison Alfa. C’est vraiment le fondement de la marque. Petit à petit, une vraie réflexion s’est faite sur les matières textiles utilisées pour confectionner les vêtements de la marque. La première action dans ce sens a été de bannir les matières synthétiques des collections. Puis, en voyant la multitude de rouleaux de matières textiles déjà disponibles sans produire d’avantage, l'alternative de l’up-cycling (ou sur-cyclage en bon français) c’est-à-dire la récupération de ces rouleaux invendus ou, en tout cas, dont plus personne ne veut s’est imposée progressivement. Une seule matière n’est pas récupérée : le Tencel. Donc, si je devais donner la ligne directrice de Maison Alfa : 1) Recyclé 2) Local 3) Durable et durabilité 4) Tendance, intemporelle, pour tous les jours Matières Premières : Qui est Alice Durupt (son parcours, ses valeurs en lien avec Maison Alfa) ? Alice : Moi c’est Alice, j’ai 25 ans et je suis originaire d’Auvergne, pas très loin de Clermont-Ferrand. Ça fait maintenant 7 ans que je vis à Lyon, où je suis venue pour faire mes études. J’ai commencé par un bac pro métiers de la mode. Cette qualification ouvre des portes plus industrielles que créatives de la mode, notamment sur des poste de suivi et gestion de productions petites, moyennes et grandes séries. Personnellement, j’étais plus attirée par le côté création/stylisme. Alors, après avoir obtenu mon bac pro, je suis partie à l'école Condé de Lyon. Pendant 1 an, j'ai fais une mise à niveau en art appliqué pour obtenir par la suite un Bachelor Design de mode. Et en Décembre 2016, un an après avoir terminé mes études, j’ai créé Maison Alfa avec Fanny, une amie rencontrée lors de mes études. Matières Premières : D'où t'est venue l'idée de la création de la marque Maison Alfa ? Alice : Durant mes études, c’était évident pour moi : je me voyais intégrer une grande maison de couture à Paris. Et la formation que j’ai suivi prépare majoritairement à ça. Alors entre la première et deuxième année à l’école Condé, je suis partie à Paris pour effectuer un stage dans une de ces maisons. Mais cela a été une grande désillusion : le milieu du luxe à Paris ne me correspondait pas du tout. Je suis revenue à Lyon en me demandant ce que j’allais faire une fois mes études terminées… C’est là que l’idée d’une création de marque a germée progressivement. Donc à 22 ans, avec Fanny, nous avons créer Maison Alfa. Matières Premières : Pourquoi ce nom "Maison Alfa" ? 

Alice : Le « Alfa » du nom de la marque est la contraction de Alice et de Fanny. Le mot « Maison » fait référence à la dénomination « maison de couture ».

Matières Premières : Qu'est-ce qui a poussé à créer une marque de vêtements responsable ? Alice : Le postulat de base était une marque de fabrication française car nous voulions participer à l'effort de défendre le savoir-faire textile français. Et, nous souhaitions rester au plus proche de nos fournisseurs. 
L’up-cycling est venu par la suite après une réflexion profonde sur les matières textiles que nous voulions utiliser.

Matières Premières : Quelles ont été les étapes clés de la création et de l'évolution de Maison Alfa ? 

Alice : En Décembre 2016, je crée avec Fanny la marque et société Maison Alfa.

Peu de temps après, Yoann, un ami, intègre l’équipe pour faire une association à trois. Fanny et moi pour le côté marque : développement produit, stylisme, modélisme, confection, préparation des commandes, communication…, et Yoann pour la partie business.

A l’époque, chacun travaillait en tant qu’employé à côté pour s’assurer un revenu.

En Février 2017, Fanny décide de quitter l’aventure. A partir de là, nous ne sommes plus que les deux, Yoann et moi. Forcément un évènement comme celui-ci pousse à une remise en question, mais nous décidons d'aller de l'avant et de continuer à avancer. 

En Avril 2018, je décide de passer à plein temps sur Maison Alfa. En Septembre de la même année, nous déménageons dans de nouveaux locaux, là où nous sommes actuellement. Au même moment, je fais appelle à Jennifer, une couturière free-lance, pour lui déléguer la partie modélisme et confection. Ce qui permet de se concentrer sur d'autres postes notamment la communication. Nous  gagnons vraiment en visibilité à partir de là. 

Enfin, en Mars 2019, Yoann quitte Maison Alfa. Je deviens seule maîtresse à bord. 

Malgré une association malheureuse, j'ai pris du recul sur ce qui s’est passé pour mieux rebondir. J’aime mon métier et ne veux pas laisser tomber cette jolie marque que j’ai fondée. Donc l’année 2019 marquera le renouveau et la renaissance de Maison Alfa ! 

Matières Premières : Pourquoi s' être implantée à Lyon ? 

Alice : Car je vis ici depuis 7 ans ! J'y suis venue pour faire mes études car Clermont-Ferrand ne proposait pas de cursus comme je souhaitais. 
J’aime cette ville, j’y ai construis ma vie et tous mes amis sont ici. Et Lyon, c'est aussi un bassin textile important, propice à la création ! Plus technique... Matières Premières : Le mantra de la marque "Rien ne se perd, tout se transforme" décrit à merveille ce qu'est l'up-cycling, ou sur-cyclage en français. Pourquoi ce choix, et, quels en sont les avantages et les inconvénients ? Alice : Face à la multitude de matières textiles disponibles mais non exploitées (rouleaux invendus, fin de rouleaux…), je me suis dit que j’arriverais à trouver mon bonheur dans tout ça sans générer de productions supplémentaires. Et, principal avantage, des coûts matières plus faibles permettent des prix de vente raisonnables. 
Les inconvénients de l'up-cycling sont plus nombreux, à commencer par les quantités disponibles. Il n’y a pas de réassort possible, donc le nombre de pièces réalisées dans une matière est limité, voire très limité. Mais cela peut être vu comme un avantage aussi : vous ne verrez pas votre veste, pantalon ou top à chaque coin de rue !

Le choix de l'up-cycling pour Maison Alfa est vraiment motivé par un refus de participer à la production de nouvelles matières textiles, et, de participer à l'exploitation de ressources naturelles pour cette production. 

Matières Premières : Où trouves-tu principalement tes matières ? Est-ce que tu les laves avant de les utiliser pour la confection ? 

Alice : Je me fournis principalement chez des grossistes textiles, dont le métier est d’acheter les rouleaux de matières invendus auprès de producteurs, français ou non, et de les revendre par la suite à des tarifs avantageux.

J’ai également un réseau local de producteurs textile que je n’hésite pas à contacter. 

Enfin, sur les brocantes on peut parfois trouver des pépites ! 

Concernant la seconde question : oui, tous les textiles utilisés, une fois découpés pour la confection, sont lavés exceptés les velours mais ils sont doublés. Matières Premières : Est-ce que tu travailles avec des matières textiles "neuves" ? Si oui, en quelles proportions dans les collections ? Alice : Je ne travaille que deux matières non récupérées : le Tencel ou Lyocell. En tout, cela représente environ 30% des créations Maison Alfa. Je tiens vraiment à rester dans ma ligne directrice de la récupération de matières textiles couplée à une fabrication entièrement française, lyonnaise, pour être précise ! Matières Premières : Peux-tu nous décrire la "chaîne de production" de Maison Alfa : comment ça se passe, où, avec qui ? Alice : La chaîne de production est plutôt simple : 1) Mes fournisseurs de rouleaux de matières textiles, qui se trouvent dans la région Rhône-Alpes. 2) Je me charge de tout ce qui est stylisme (création et dessin) ici, dans nos locaux au cœur de Lyon. 3) Ensuite, cela passe entre les mains de Jennifer qui donne vie à mes créations en réalisant le modélisme c'est-à-dire les patrons, les gradations et les prototypes. 4) Enfin, toujours entre les mains de Jennifer : la confection des pièces. Nous ne produisons qu'à la commande et en fonction des quantités de matières récupérées. Matières Premières : Comment te vient l'inspiration ? Est-ce par rapport aux matières que tu trouves ou, inversement, as-tu déjà en tête les modèles que tu veux créer ? Quel cahier des charges doivent remplir les créations Maison Alfa (style, confort, prix) ? Alice : Non, je ne vais jamais chez mes fournisseurs sans avoir déjà les modèles de vêtements que je veux réaliser en tête et avec une idée de matière textile associée à chaque modèle. Sinon, cela prendrait beaucoup trop de temps. Au final, je me retrouverais avec des matières, certes très jolies, mais qui ne correspondraient pas forcément à ce que je veux faire. Malgré tout, je peux avoir un coup de cœur pour une matière qui peut me donner d’autres idées. Il arrive également que je ne trouve pas ce que je cherche. Dans ces cas-là, trouver un compromis qui s’en rapproche le plus est la solution. Tout comme la chaîne de production, le cahier des charges des créations Maison Alfa est simple également. Ce sont avant tout des vêtements qui doivent être adaptés au quotidien des femmes, peu importe le contexte : travail, soirée… Les consommatrices doivent se sentir à l’aise dedans. Je suis attentive à la taille des décolletés, à la coupe qui doit être adaptée à toutes les morphologies du corps féminin… Tout ces détails qui n’en sont pas et qui constituent le confort et le style d’un vêtement. Bien évidemment, une attention particulière est portée à la qualité des matières. Car même si ce sont elles sont récupérées, il faut que ce soit des matières qualitatives dont je peux garantir une certaine durabilité. Mais, le point central reste le prix. Je veux pouvoir proposer tout ceci à des prix qui restent raisonnables. Matières Premières : Comment décrirais-tu le style des collections Maison Alfa ? Alice : Tendance, intemporelle et pour tous les jours. Matières Premières : Est-ce facile de faire du "Made in France" ? Si non, pourquoi et quelles ont été les principales difficultés rencontrées ? Alice : Le Made in France n’est pas facile à faire mais ce n’est pas impossible non plus. La principale difficulté, et frein au "MIF", c'est le budget que cela représente. 
Le Made in France coûte cher : les coûts de fabrication sont élevés, surtout pour une petite marque qui débute. Donc, pour se démarquer et se faire connaître, il faut apporter une attention particulière à sa communication. J'ai aussi rencontré des difficultés dans la recherche des fournisseurs. Et, dernier point, l'entrepreneuriat n'est pas de tout repos ! Il faut le savoir et être préparé.e.s !
Créer une société c'est facile mais c'est plus compliqué de la faire vivre et de la développer. Parfois, cela ressemble à un parcours du combattant. Peut-être encore plus quand on est une femme qui entreprend. Les stéréotypes sont encore bien présents, malheureusement… Mais, l'entrepreneuriat est une expérience extraordinaire à vivre si l’on en a envie ! Matières Premières : Est-ce facile de trouver sa place entre les marques qui font des vêtements avec des matières neuves (mais respectueuses) et les friperies ? Car on peut aussi voir l'up-cycling comme un mélange des deux : des vêtements neufs mais avec des matières textiles de seconde main Alice : Honnêtement, je ne me suis jamais posée la question et c’est la première fois que j’entends ce point de vue ! Je pense que Maison Alfa n’est pas du tout dans le même créneau que les friperies car nous proposons des vêtements de première main. Et même si ce sont des matières textiles récupérées, elles ne sont pas usagées. Nous nous rapprochons effectivement plus des marques de vêtements éthiques et responsables qui existent mais nous nous démarquons par notre approvisionnement matières un peu particulier et notre production très locale. Je considère qu’il y a de la place pour tout le monde  sur le marché et que nous sommes plus complémentaires et confrères que concurrents. Matières Premières : Peux-tu nous communiquer le détail des coûts intermédiaires qui font le prix de vente de la chemise Léa ? Questions bonus ! Matières Premières : Pourquoi es-tu convaincue que le futur de la mode sera éthique et éco-responsable ? Alice : J’en suis convaincue car ce n’est pas possible de continuer à exploiter la planète comme nous le faisons, ad vitam aeternam… Les ressources s’épuisent, c’est un fait réel ! Il y a tellement de choses à récupérer pour leur donner une seconde vie. Mais cela ne se limite pas au milieu du textile, c’est un principe applicable à tous les domaines. En tant que seconde industrie la plus polluante au monde (après celle du pétrole), si l’industrie du textile décide réellement de changer son modèle, l’impact ne peut être qu’énorme. Encore faut-il que tous les (principaux) acteurs de cette industrie le décident, mais ça c’est un autre débat. Matières Premières : Etant dans le milieu depuis quelques temps, ressentez-vous un véritable changement qui s'opère, avec une vraie prise de conscience (consommateurs, marques, industriels...) ? Est-ce que le chemin est encore long ? Quel(s) levier(s) doit-on actionner impérativement et maintenant pour inverser la tendance ? 

Alice : Oui, on ressent effectivement un changement des habitudes de consommation. Comme il y a quelques années pour l’alimentaire, les gens appliquent ces principes à leur mode de vie en général et cela passe par les habitudes vestimentaires.

Mais cela prend du temps. Tout le monde n’est pas sensibilisé de la même façon et tout le monde ne s’y intéresse pas forcément. 

Aujourd’hui, ce qui manque c’est une réelle visibilité pour ces marques, comme Maison Alfa, qui proposent une autre mode : éthique et responsable. On en revient à la communication évoquée précédemment…

En somme ce qu’il faudrait pour qu’il y ait une prise de conscience efficace : De la visibilité pour la mode éthique et responsable avec des publicités dans les médias classiques, par exemple dans les magazines féminins "institutions", tels que Elle, Cosmopolitan ou Grazia... Du contenu de qualité pour éduquer et informer les consommateurs Faire la chasse aux fausses informations et par là j’entends éventuellement pénaliser les marques qui pratiquent le greenwashing sans complexe et qui utilisent l’éco-responsabilité comme outil pur et simple de marketing sans véritable engagement derrière ! Enfin, encourager toutes les initiatives qui existent dans la mode responsable en leur facilitant l’accès à des financements. Car aujourd’hui, nous ne pouvons plus nier les nombreux problèmes écologiques induits par l'industrie textile donc il faut que les initiatives qui proposent des solutions alternatives soient mises en lumière et encouragées. Matières Premières : Pourquoi avoir arrêté la ligne homme ? Alice : Effectivement, la ligne Homme a été arrêtée car nous n’avons pas les capacités humaines et financières pour tout assurer. Donc, nous avons fait le choix de nous recentrer essentiellement sur la Femme et il y a déjà beaucoup à faire pour la toute petite équipe que nous sommes ! Matières Premières : Quels sont les projets de développement de Maison Alfa ? Alice : Comme je l’ai évoqué au tout début de notre échange, 2019 va marquer le renouveau et la renaissance de Maison Alfa. J’ai besoin de repartir sur de bonnes bases pour tourner la page de mon expérience malheureuse de l’association. Ensuite, j’aimerais embaucher Jennifer chez Maison Alfa, pour qu’on forme le noyau dur de la marque. Le but serait aussi de déléguer la confection vers une entité sociale, comme un atelier d'insertion. En effet, la valeur ajoutée de Jennifer n’est pas de confectionner des vêtements mais plutôt la partie en amont : le modélisme. Et puis, si je vais plus loin, pourquoi pas avoir une visibilité « physique » à Lyon en ouvrant un atelier-boutique et devenir une référence locale de la mode responsable ! Bref, plein de beaux projets pour cette jolie marque ! Le test grandeur nature : la chemise Léa J'aime les chemises ! Après l'Anti-chemise de la marque Hopaal (Cf. : Hopaal), c'est au tour de la chemise Léa proposée par Maison Alfa d'être observée sous toutes les coutures. Une chemise n'est pas une pièce simple à réaliser car composée de plein de détails qui, s'ils sont bien réalisés, font la différence entre une chemise de bonne qualité et une chemise de qualité moindre. Le choix de ce type de pièce n'est pas anodin... Allez, du soleil, des lunettes de soleil... Et c'est parti ! Construction de la chemise La chemise Léa est une chemise "boyfriend" de coupe droite, oversize, au style épuré. Regardons de plus près... - Le col est un col de type mini, flottant et non-thermocollé. - La gorge, ou patte de boutonnage, est de type simple. En effet, il n'y a pas de couture apparente. - Boutons à deux trous, plutôt fins et certainement en polyester effet nacre - Les poignets ne sont pas des poignets standards. Comme évoqué par Alice dans notre échange ci-avant, certaines finitions des pièces Maison Alfa ne sont pas standards par souci d'économies. Pour la chemise Léa, l'alternative trouvée aux poignets boutonnés "classiques" sont des poignets simplement fendus, sans bouton. - Le bas de la chemise est arrondi. - Dans le dos, notons la présence d'une pince qui vient légèrement cintrer la chemise mais également présente pour l'esthétisme de ce dos. - Les finitions intérieures de la chemise sont très propres : les surplus de tissu au niveau des coutures sont surpiqués de façon très régulière. Le tissu utilisé pour la confection de cette chemise est une toile up-cyclée, c'est-à-dire provenant d'un rouleau de tissu récupéré. Son aspect et son toucher doux font penser à du tissu destiné à la fabrication des draps de lit. Pour la confection de la chemise Léa, le tissu a été doublé/replié sur-lui même pour faire deux épaisseurs. En effet, Alice nous a fait remarquer cette caractéristique qui évite une trop grande transparence. Impressions personnelles sur cette construction : Cette liste est bien évidemment subjective. Les ➕ : - La faible longueur du point de couture (6 à 7 points par cm) ce qui rend les coutures fines et discrètes. - La jointure des différents pans de tissu au niveau des aisselles forme une croix. Rappelons que c'est un gage de qualité pour une chemise de prêt-à-porter. - La coupe oversize juste comme il faut (ni trop, ni pas assez large). Les ➖ : - C'est un peu la bête noire des chemises : l'irrégularité de la couture en bas de chemise qui provoque des plis du tissu. - Des boutons à 4 trous sont mieux que de boutons à 2 trous simplement pour une question de couture plus résistante quand réalisée avec 4 trous (idéalement couture en croix). Les détails qui font la différence : - Le côté masculin assumé de la chemise et accentué par la poche de poitrine. - Le galon orange fluo présent sur toutes les créations Maison Alfa, signe distinctif de la marque. - La couleur rose qui casse justement l'aspect masculin et apporte du peps à cette chemise simple et épurée. - Même si cette alternative est à la base un souci d'économie, les poignets fendus sont pour moi les détails forts de la chemise Léa. Conclusion : La chemise Léa, sous ses apparences masculines, est une chemise très féminine et dans la tendance actuelle. C'est une chemise tout-terrain et facile à associer qui peut se porter de façon casual avec un jean ou plus habillée avec une jupe taille haute et près du corps ou un pantalon sophistiqué, par exemple. Il est conseillé (surtout si vous êtes petite comme moi) de la rentrer dans le bas porté pour marquer le côté oversize mais casser la coupe droite masculine. Enfin, le rapport qualité/prix (89€) de cette chemise est très correct pour une chemise de prêt-à-porter entièrement confectionnée en France et, ne l'oublions pas, en quantité limitée puisque dans un tissu up-cyclé ! Maison Alfa, portée par l'énergie communicative de la belle Alice, à qui nous souhaitons plein de bonnes choses pour ce nouveau départ, est très une jolie marque lyonnaise qui gagne clairement à être connue. En tous cas, nous, on y croit ! Maison Alfa, en résumé : Pour accéder au site de la marque, c'est par ici...

La laine (1)

Officiellement, l'hiver est terminé. Mais une petite laine pour le matin et la soirée (voire pour la journée entière) est encore de bon usage. Mais d’ailleurs, qu’est-ce que la laine ? Peut-elle être considérée comme une matière éthique et éco-responsable ? Plein phare sur la seconde matière textile naturelle la plus connue et utilisée après le coton. Sommaire Définition, histoire et quelques chiffres Définition Pour la petite histoire La laine en quelques chiffres Qu'est-ce que la laine ? Composition, propriétés et appellations La filature de la laine Définition, histoire et quelques chiffres Définition Si nous sommes puristes, la mention « laine » ne désigne pas que les fibres de la toison des ovidés. En effet, le mot « laine » est un terme générique qui désigne les fibres d’animaux dont la toison est composée de fibres kératiniques : 👓 L’info en + : La kératine est une protéine qui constitue, par exemple, à 95% nos cheveux ! On la retrouve également dans les poils, les ongles, les plumes… Sans entrer dans les détails, c’est elle qui garantit la protection contre les facteurs extérieurs d’agression, notamment les UV. Par abus de langage, le terme « laine » désigne avant tout un textile issu des fibres de la toison du mouton. Les textiles provenant des fibres d’autres animaux sont désignées directement par leur nom, comme le Mohair, le Cachemire ou l’Angora. Dans cet article, nous traiterons de la laine provenant de la toison des moutons, la plus répandue et la plus connue de toutes les laines. Pour la petite Histoire [2] La laine est probablement la fibre la plus anciennement utilisée. Préhistoire La première trace d’utilisation de la laine de mouton se situe en Asie Mineure et remonte à 10000 ans, soit en plein dans la Préhistoire. Le mouton, animal « créé » par l’homme, est utilisé pour les besoins humains les plus primitifs : nourriture, vêtements, abri. 3500 ans plus tard, les moutons apparaissent dans l’histoire du textile européen. Cependant, il semblerait que les moutons de cette époque étaient des animaux plus poilus que laineux, donc avec une toison peu adaptée à l’utilisation comme fibres filées. Antiquité

Il faudra attendre l’Antiquité (4000 ans avant J.-C.) pour l’introduction en Europe des moutons à laine, depuis le Proche-Orient.

L’utilisation de la laine comme fibre textile est attestée dès l’âge de bronze dans les pays nordiques (1600-1500 ans avant J.-C.) : on y tissait et filait la laine depuis plus de vingt siècles, puis la laine s’est exportée à Rome. Ainsi, le plus ancien textile de laine européen connu à ce jour date de cette époque. Il est conservé dans une tourbière danoise.

A l’époque romaine, la laine, le lin et le cuir sont les principales matières premières qui composent les vêtements de la population européenne. En effet, le coton, provenant d’Inde à cette époque, est considéré comme une curiosité. La soie, quant à elle, provient de Chine et est considérée comme un produit de luxe.

Moyen-Âge L’histoire de la laine est indissociable de celle du drap de laine, son principal produit « dérivé ».

La draperie connaît un réel essor en Europe au Xème siècle. 

Au XIème siècle, l’élevage ovin devient véritablement l’affaire de l’Espagne. C’est d’ailleurs en Espagne qu’est pratiquée pour la première fois la sélection de races pour leurs qualités de laine et, notamment, des moutons Mérinos.

Au XIIème siècle, des centres de production de draps de laine se développent et au XIIIème siècle, l’essor du commerce, par le biais des foires, favorise les échanges de laines et de draps. 

Plus tard...

Les XVIIIème et XIXème siècles marquent véritablement le début de l’industrialisation de la production lainière, avec des inventions comme la machine à tricoter ou le métier Jacquard programmable, qui produit 12 fois plus vite qu’un métier à tisser manuel. 

A la même époque, la laine est de plus en plus concurrencée par le coton, qui est notamment apprécié pour sa douceur et sa facilité d’entretien. 

Les grands élevages d’Australie et de Nouvelle Zélande se développent, ce qui a pour conséquence des exportations massives et la chute des cours mondiaux de la laine. 

Depuis 1900, les fibres naturelles dont fait partie la laine, sont concurrencées par les fibres artificielles et, depuis les années 40, par les fibres synthétiques. La laine en quelques chiffres La production mondiale [2] et [3] La production mondiale de laine, restée pratiquement constante pendant longtemps, décroît régulièrement depuis les années 2000. Elle atteint son plus bas niveau au début des années 2010. Les trois principaux pays producteurs de laine sont la Chine, l’Australie et la Nouvelle Zélande.

En 2013, la production mondiale de laine se répartissait comme suit : La production française [4] En France, 15 000 tonnes de laine sont produites chaque année. Cette laine brute provient de la tonte sanitaire obligatoire des moutons, quelque soit leur race. Mais elle reste considérée, en Europe et en France, comme un sous-produit de l’élevage des ovins, avant tout élevés pour leur viande. Pendant de nombreuses années, la qualité de la laine produite en France n’était pas au rendez-vous. Ceci était notamment dû à l’absence de la sélection par race. Malgré les initiatives de relance des élevages de race de qualité (mérinos, chèvre angora), celles-ci ne peuvent pas répondre à nos besoins en quantité suffisante. Si bien que pratiquement toutes les manufactures françaises tricotent des laines provenant d’Australie ou d’Angleterre, pour les laines les plus qualitatives. La majorité de la laine française (hors celle produite par ces irréductibles élevages de race) est transformée en Chine, à bas coût et dans des conditions environnementales désastreuses, auxquelles se greffe l’impact du transport aller-retour par cargo. En outre, ce processus de transformation n’assure pas  non plus une traçabilité claire pour cette laine qui revient en France. Les deux seules usines de lavage de laine brute françaises, la SARL Laurent Laine (Haute-Loire) et la PME Lavage de Laines de Sauvigny (Allier), approvisionnent la trentaine de filatures encore en activité sur notre territoire. Cette chaîne de production française (lavage + filature) n'arrive à traiter que 10% de la laine "récoltée" chaque année en France, donc seulement 1500 tonnes sur les 15000 tonnes annuelles. Les applications dans lesquelles est utilisée la laine Qu'est-ce que la laine ? Composition, propriétés et appellations [1] Composition Un petit peu de technique pour bien comprendre… Le poil de laine pousse dans le derme à partir d’un bulbe. Il reçoit le suint, produit par les glandes sudoripales et la suintine, produite par la glande sébacées. Ces deux sécrétions rendent la toison du mouton grasse. La croissance et les propriétés des poils de laine dépendent de la race de l’animal, et des conditions d’élevage de ce dernier (conditions climatiques, nourriture…). Le poil comprend trois parties : la racine, le fût et la pointe. Si nous regardons de plus en plus finement la structure de ce poil (ou fibre) de laine : Propriétés Si on regarde une coupe transversale la fibre de laine au microscope, on s’aperçoit que celle-ci présente une circonférence légèrement elliptique. La fibre de laine est plus ou moins frisée (en forme de ressort) et présente à sa surface des écailles ce qui lui donnent ce toucher rugueux caractéristique. Cette frisure permet au filé de laine d’emprisonner l’air donc d’avoir un certain pouvoir isolant et, par conséquent, de tenir chaud. De plus, les écailles permettent aux fibres de laine d’avoir une plus grande surface en contact avec l’air. 
La frisure du filé de laine ajoutée à la structure intrinsèque en écailles des fibres de la laine permettent d'emprisonner un volume d'air significatif pour un pouvoir isolant supérieur des produits en laine. Tout comme la soie, la laine est une matière fortement hygroscopique. Cela signifie qu’elle peut absorber l’équivalent de 30% de son poids en eau sans pour autant avoir un toucher mouillé et perdre son pouvoir isolant. Elle reste agréable à porter sans que le porteur ressente l'humidité et/ou une déperdition de chaleur. De plus, la laine résiste particulièrement bien au feu : elle ne s’enflamme qu’à partir de 560°C et est auto-extinguible. Ce qui signifie qu’elle propage très mal les flammes et s’éteint d’elle-même. Connaissant ces trois propriétés fondamentales (isolation, hygroscopie, résistance au feu), il n’est pas étonnant de retrouver la laine dans des applications diverses et  techniques telles que le bâtiment, l’habillement technique, la sécurité… en plus de son utilisation pour l’habillement.

👓 L’info en + : Quand on plie la laine, elle a tendance à récupérer cette déformation. Ce qui traduit une propriété d’auto-défroissabilité. En fonction de la provenance de la laine (race de mouton), la fibre de laine est plus ou moins longue et fine : Plus le diamètre de la fibre augmente, plus celle-ci est rigide et sera destinée à des applications techniques. Qualités produites par les 3 principaux pays producteurs : → Laine Mérinos : laine provenant de la toison des moutons de race Mérinos → Laine croisées : laine provenant de la toison de moutons de races croisées, issues du croisement avec des moutons de race Mérinos → Laine communes : laine provenant de la toison de moutons de races autres que la race Mérinos Les appellations Il existe différentes appellations de la laine provenant d’ovidés en fonction du mode de prélèvement de la toison, de l’âge et du genre de l’animal, et du diamètre des fibres. Selon le mode de prélèvement : Laine de tonte : laine obtenue par tonte de l’animal vivant Laine d’épilation : laine obtenue sur l’animal vivant, qui a subi un traitement par administration à celui-ci d’un agent dépilatoire. Il s’agit d’un produit chimique qui stoppe momentanément la croissance du poil qui tombe, alors, tout seul. Laine de peau : laine obtenue sur la dépouille de l’animal abattu Effilochés de laine : laine obtenue par effilochage de produits finis ou semi-finis non-usagés Laine renaissance (c’est joli comme nom pour désigner une laine recyclée, non ?) : laine récupérée par effilochage de produits usagés. L’effilochage consiste à « ouvrir » les articles usagés pour en récupérer les fibres. Selon l’âge ou le genre des moutons : Laine d’agneau : laine obtenue sur un jeune mouton tondu pour la première fois dans la première année de sa vie ou sur sa dépouille s’il a été abattu Laine d’antennais : laine obtenue sur une jeune mouton de l’année précédente. Ce mouton de 1 an à 18 mois n’a pas encore été tondu, ni été employé à la reproduction. Laine d’adulte : brebis, mouton (bélier castré), bélier La filature de la laine [1] et [5] Il existe 2 cycles de filature La filature de la laine peignée, pour les fibres longues et fines La filature de la laine cardée, pour les fibres courtes et grossières La laine peignée donnent des tissus et tricots d’un aspect fin et sec. Ils sont notamment utilisés pour la confection de produits de luxe. La laine cardée donnent des tissus et tricots d’un aspect plus rustique et solide. Ils sont utilisés notamment pour la confection de manteaux. → Etapes communes aux deux cycles de filature : la tonte, le triage, le lavage et l'ensimage La tonte de l’animal est une opération sanitaire qui a lieu une fois par an, au printemps. Oui, le mouton a besoin de l’homme pour se débarrasser de sa toison qui ne tombe pas toute seule !
La preuve en image...! La tonte est effectuée, généralement, manuellement grâce à des ciseaux forces ou par tondeuse électrique. La laine coupée dans la longueur se tient d’une seule pièce. C'est ce qu’on appelle la toison. Il existe d’autres procédés de tonte dont un qui consiste à appliquer un agent dépilatoire à l’animal. Sa toison va, alors, tomber « toute seule » pour être récupérée. S’en suit le triage de la laine, récupérée suite à la tonte, qui consiste à trier la laine des toisons en fonction de la longueur des fibres et de leurs finesses. Puis, la laine grasse et chargée d’impuretés est lavée. Ce lavage est effectué dans une succession de bacs à contre courant, contenant du carbonate, des détergents synthétiques ou des solvants. Enfin, elle est ensimée. L’ensimage consiste à enduire les fibres de matières grasses. Juste ce qu’il faut pour que les fibres soient suffisamment imprégnées et glissent facilement les unes par rapport aux autres, sans qu’elles se cassent lors des opérations de cardage et de peignage. Ces opérations sont communes aux deux cycles de filature : peignée et cardée. Regardons la suite des étapes pour chacun de ces cycles. → Le cycle peigné Etape 1 : le cardage La cardage consiste à démêler et paralléliser les fibres, et à enlever les dernières impuretés végétales accrochées. A la sortie du cardage, les fibres forment un ruban. Etape 2 : le défeutrage Les fibres qui constituent le ruban de carde ne sont pas totalement démêlées et parallèles. On parle alors de fibres qui feutrent. Le ruban de carde passe entre des cylindres garnis de pointes qui alignent plus complètement les fibres. Etape 3 : le peignage Le but du peignage est d’éliminer un certain pourcentage de fibres courtes (de moins de 5,5-6 cm de long) qui sont appelées les blousses et qui forment les déchets du peignage. Ces fibres courtes sont récupérées pour être traitées en cycle cardé. La vitesse de rotation de la peigneuse projette en dehors les impuretés et les blousses. Etape 4 : l’étirage Le ruban issu du peignage est repris et étiré et doublé. Ceci dans le but de régulariser complètement le ruban peigné. Etape 5 : l’affinage Lors de cette étape, le ruban peigné et étiré est transformé en mèche d’un diamètre plus fin et légèrement retordue. L’affinage est réalisé sur un banc à broches. C’est notamment lors de l’affinage que des mélanges de laine peuvent être faits. Etape 6 : le filage Cette étape est la transformation de la mèche en fil. Le ruban peigné est étiré et retordu en même temps ce qui permet d’obtenir la finesse (ou titre) attendue ainsi que de fixer les fibres entre elles (donner de la cohésion). Les fils sont d’abord enroulés sur des cops industriels qui seront par la suite dévidés  et renvidés sur des bobines à destination de diverses applications. Les fils obtenus par un cycle peigné sont fins, réguliers avec une torsion importante. → Le cycle cardé Comme son nom le sous-entend, le ruban en sortie de carde est directement filé. Etape 1 : le cardage Le but est le même que pour le cycle peigné expliqué juste avant : démêler, paralléliser et les enlever les dernières impuretés végétales. A la différence que, dans le cycle cardé, le processus est effectué plusieurs fois afin d’obtenir directement des mèches fines pour le filage. Etape 2 : le filage C’est également le même processus que pour le cycle peigné à la différence que l’étirage et le retordage seront plus faibles. De même, les fils sont d’abord enroulés sur des cops industriels avant d’être dévidés et renvidés sur des bobines. Les fils obtenus par un cycle cardé sont plus gros et irréguliers. Leur torsion est également moindre. 

→ Récapitulatif et comparaison cycle peigné/cycle cardé : Etapes communes aux 2 cycles : la tonte, le triage, le lavage et l'ensimage

Cycle peigné : 6 étapes 1) Cardage : les fibres forment un ruban (fibres → ruban) 2) Défeutrage : démêlage les fibres du ruban 3) Peignage : élimination des dernières impuretés et des fibres courtes du ruban 4) Etirage : régularisation optimale du ruban 5) Affinage : le ruban affiné devient une mèche prête à être filée (ruban → mèche) 6) Filage : la mèche devient un fil (mèche → fil) Cycle peigné = fils fins, réguliers avec une torsion importante.

Cycle cardé : 2 étapes (seulement) 1) Cardage : l'opération est répétée plusieurs fois pour passer directement d'un amas de fibres à une mèche prête à être filmée (fibres → mèche) 2) Filage : la mèche devient un fil (mèche → fil) Cycle cardé = fils plus gros et irréguliers, avec une torsion plus faible. 👓 L’info en + : la filature du coton compte autant d’étapes différentes, similaires à celle de la laine. Et ce n’est que le processus de filature, donc un seul maillon de la chaîne de production des produits finis. Cela vous donne un aperçu sur pourquoi acheter des vêtements à bas coûts est une aberration si nous voulons que toutes les personnes intervenants à CHACUNE de ces étapes soient rémunérées à la hauteur de leur travail et travaillent dans les meilleures conditions possibles. La laine n’a plus de secret pour vous ! Mais j'entends déjà les questions qui vous brûlent les lèvres… Qu’est ce qu’une laine de bonne qualité ? Peut-on considérer la laine comme une matière textile éthique et éco-responsable ? 

Nous y répondrons dans la seconde partie de l'article. 

Lire la suite ? C'est par ici... Sources utilisées pour la rédaction de cet article [1] Cours ENSISA (personnel) [2] https://fr.wikipedia.org/wiki/Laine [3] Union des Industries Textiles, Chiffres clés 2017/2018 [4] Mag'in France, N°11 Janvier/Février 2018, "La laine française dans tous ses états" [5] I.Brossard, Technologie des Textiles. Dunod, 1997

[ZOOM sur] des marques de lingerie écoresponsables

Parce que la mode éthique ne s’arrête pas aux couches supérieures, ici nous partageons notre sélection de marques de lingerie respectant vos valeurs. Plus d’excuse pour ne plus être responsable jusqu’au bout de la petite culotte ! Les marques Esquisse Lingerie
Do you green Esquisse Lingerie "Esquisse est née de l'envie d'une nouvelle lingerie, plus proche des femmes d'aujourd'hui, à la fois très confortable et très esthétique, et cela sans compromis", Esquisse Esquisse Lingerie est une marque de lingerie féminine française, créée en 2016. Elle propose une lingerie un brin mutine, confortable et dans l'air du temps aux motifs inspirés par l'environnement qui nous entoure, que celui-ci soit urbain ou une plage exotique. Spécificités de la marque : - Une production 100% française de "A à Z" donc de la confection à l'emballage - Un tissu certifié Oeko Tex Standard 100 qui se compose d'un mélange de polyamide et d'élasthanne à hauteur de 78% et 22% Rappel : la certification Oeko Tex Standard 100 garantie des produits exempts de substances toxiques potentiellement dangereuses pour le consommateur. Les prix varient de 30€ à 65€ pour les bas et de 65€ à 105€ pour les hauts. Les produits sont disponibles à la vente sur le site de la marque, ainsi que dans de nombreux magasins en France et à l'étranger. Pour accéder au site de la marque, c'est par ici... (Photos provenant du site de la marque Esquisse Lingerie) Do you green « La lingerie en fibres de pins, tu connais ? », Do you green 

Do you green est une marque de lingerie française pour femmes et hommes, qui propose une lingerie confectionnée dans une matière textile à base de fibres de pins, issus de forêts durables. Spécificités de la marque : Le tissu principal en fibres de pin et toutes les autres matières utilisées proviennent de France (comme la dentelle de Calais) Les emballages des produits sont conçus à partir des chutes de papier à patrons assemblées avec des restes de fils utilisés pour la confection qui est réalisée en Tunisie Le résultat ? Une vraie alternative aux sous-vêtements en coton : la culture du pin utilise 50% de moins d’eau que le coton à parcelle égale. La matière très douce qui possède des propriétés d’absorption de la transpiration supérieure à celle du coton. Je le confirme ! 😊 Et le tout proposé à des prix tout à fait raisonnables : de 15€ à 25€ pour les bas et de 29€ à 39€ pour les hauts. Pour accéder au site de la marque, c’est par ici… (Photos provenant du site de la marque Do you green)

[ZOOM sur] des marques de vêtements casual et écoresponsables

Ici, on partage avec vous notre sélection de marques de prêt-à-poter casual pour s’habiller tous les jours avec style, confort et éthique. Vous trouverez forcément votre bonheur !

Les marques Ekyog
Hopaal Ekyog "Nous sommes convaincus qu'allier sens et plaisir, mode et éthique embellit nos produits et celles qui les portent", Ekyog Créée en 2003, Ekyog est la marque française phare qui utilise des matières biologiques et équitables. Elle propose des collections uniquement pour femmes. Le coton utilisé pour la confection des vêtements est certifié GOTS. Outre le coton, ils utilisent dans leur collection d’autres matières respectueuses de l’environnement, comme le lin, le lyocell, du modal, du polyester recyclé, le cupro et bien d'autres... Rappel : la certification GOTS garantie des produits composés de 75% à 90% de fibres issues de la culture biologique et de maximum 10% de fibres synthétiques ou artificielles. Enfin, il garantit une chaîne de production qui respecte les normes de travail de l'Organisation Internationale du Travail. Cerise sur le gâteau, ils soutiennent des associations comme Médecin Sans Frontière et ont lancé un jean bio coton/lyocell plutôt bien pensé. Donc allez voir ! Il y a là une volonté de changer la mode en sélectionnant des matières plus responsables tout en proposant des collections séduisantes. Les produits sont disponibles à la vente sur le site de la marque ainsi que dans les 33 boutiques Ekyog réparties sur la France. Pour accéder au site de la marque, c'est par ici... (Photos provenant du site de la marque Ekyog) Hopaal " Plus nous recyclons, moins nous détruisons : c'est ça le futur ", Hopaal Hopaal c'est une marque de vêtements 100% confectionnés avec des matières textiles recyclées, fondée en 2016. Son but : prouver qu'il est possible de s'habiller en impactant le moins possible l'environnement, avec des vêtements confectionnés localement dans des ateliers certifiés Oeko-Tex et dont le processus global de fabrication est certifié GRS. 

Et nous pouvons dire que le pari semble plutôt bien parti. En 3 ans, la marque s'est imposée comme un des acteurs majeur de la mode française éco-responsable. Nous ne pouvons qu'encourager et soutenir la démarche ! 👏 La marque Hopaal en quelques mots : Pour accéder au site de la marque, c'est par ici...

[ZOOM sur] des marques de sport en mode écoresponsables

Faire du sport en respectant ses convictions éthiques et environnementales = mission impossible ? On vous prouve le contraire en vous livrant notre sélection de marques pour faire du sport en étant stylée et responsable ! Les marques Les Poulettes Fitness
Patagonia Les Poulettes Fitness " La marque Les Poulettes Fitness est une marque française de vêtements de sport, dynamique et féminine qui accompagne les femmes dans leurs activités sportives préférées " Amélie et Roxane, fondatrices de la marque. En plus d'être dynamique et féminine, les Poulettes Fitness ce sont des vêtements techniques qui s'adaptent à toutes les morphologies, entièrement confectionnés en France (même le packaging est fabriqué en France !) et certifiés OEKO TEX. Comme quoi, il n'est pas compliqué d'être sportive tout en étant stylée et en respectant ses convictions éthiques et environnementales. Les Poulettes Fitness, en quelques mots : Pour accéder au site de la marque, c'est par ici... Patagonia Comment ne pas parler de Patagonia, véritable marque pionnière dans son engagement environnemental dès sa création ? Yvon Chouinard, le visionnaire Au départ, à la fin des années 1950, il y a Yvon Chouinard, un californien passionné d'escalade qui fabrique lui-même son matériel à partir de métal récupéré. Il gagne sa vie en vendant le matériel qu'il fabrique depuis le coffre de sa voiture. Son matériel de qualité devient très demandé si bien qu'il est obligé d'industrialiser la production. Et en 1965, il fonde Chouinard Equipment avec Tom Frost, un ingénieur aéronautique passionné de grimpe. Dans les années 1970, l'entreprise devient le premier fournisseur de matériel d'escalade aux Etats-Unis. Prenant conscience de la dégradation des parois rocheuses par le matériel d'escalade, Chouinard Equipment opère son premier virage environnemental en cessant la fabrication de pitons, qui percent les roches des parois et causent leur dégradation, et en se concentrant sur les coinceurs, qui se glissent dans les fissures et aspérités des parois sans les abîmer. Cet événement marque les prémices d'une véritable identité axée sur une pratique du sport outdoor qui respecte la nature. Au même moment, Chouinard Equipment commence la fabrication et la commercialisation de vêtements et accessoires d'escalade. C'est un véritable succès ! Afin de différencier la partie matériel d'escalade de la partie vêtements, un nom est trouvé pour cette dernière. De plus, la vocation de cette marque est de ne pas être associé qu'au monde de l'escalade En 1973, la marque Patagonia est créée. La protection de l'environnement La force de Patagonia dès sa création est l'utilisation de matériaux synthétiques, alors rares à l'époque. Ceux-ci rendent la pratique du sport plus agréable car ils sèchent rapidement et, pour certains, permettent de garder la chaleur même en étant humides. Alors qu'elle n'est encore qu'une jeune marque, Patagonia s'engage financièrement pour la défense de l'environnement. C'est le début des années 1980, et les effets de l'activité humaine se font déjà ressentir de façon inquiétante : déforestation, dégradation de la faune et de la flore, pollution... En 1986, Patagonia s'engage à reverser chaque année 10% de ses bénéfices à des petites associations, plutôt qu'à des grosses O.N.G, qui oeuvrent pour la protection de l'environnement. Cette somme est par le suite augmentée et passe à 1% des ventes globales de Patagonia ou à 10% de ses bénéfices avant impôts, selon le montant le plus élevé. C'est toujours le cas aujourd'hui. Et depuis 1988, Patagonia choisi chaque année une cause environnemental qu'elle soutient. Dès sa création, l'entreprise Patagonia dans sa globalité cherche à réduire au maximum son impact environnemental.

Quelques exemples de mesures prises : Depuis le milieu des années 1980 : catalogues imprimés sur du papier recyclé A la même époque : développement de fils en polyester recyclé Le centre logistique datant de 1996 est construit avec des matériaux recyclés Depuis 1996, tous les produits en coton de la marque sont fabriqués en coton biologique. A l'époque cette dernière mesure a impliqué la certification de toute la chaîne de production : des agriculteurs aux filateurs ! Et ceci pour des volumes relativement faibles... En effet, la quantité de coton biologique disponible que le marché n'était pas suffisante. Difficile de tout énumérer... Pour en savoir plus, c'est par ici ! Aujourd'hui, les principaux axes de travail de la marque sont la recyclabilité de ses vêtements et la réduction de la pollution aux microfibres plastiques générées par le lavage des vêtements synthétiques. L'éthique, également au centre des préoccupations Une partie des modèles de la marque est issue du commerce équitable. Sur les 33 modèles concernés est apposé la mention "Fair Trade Certified". De plus, l'entreprise travaille en collaboration avec ses sous-traitants pour l'amélioration perpétuelle des conditions de travail des employés tout au long de sa chaîne de production. Le programme Worn Wear Le véritable plus de la marque c'est son service de réparation ! Et dans ce sens, Patagonia a créé le programme Worn Wear qui fait, notamment la promotion de la réparation "DIY". Sur le site de la marque, sont proposés plein de tutoriels pour réparer soi-même les petits bobos... et pas seulement pour les vêtements Patagonia ! Le comble ? Patagonia a mis en place le Worn Wear Tour ou des ateliers géants de réparation. Pour tout savoir sur le programme Worn Wear, c'est par ici ! Nous sommes d'accord : la perfection n'existe pas mais Patagonia s'en rapproche tout de même. Sa véritable force ? Son positionnement engagé dès le début de son existence, et son maintien de cap. Aujourd'hui, Patagonia fait figure de modèle pour bon nombre de marques... Pour accéder au site de la marque, c'est par ici...

[FOCUS] Les baskets éthiques et éco-responsables

Besoin ou envie d'une nouvelle paire de baskets ? Toutefois, vous ne voulez plus acheter chez les grandes marques de sport qui font produire leur baskets en Asie, par des ouvriers œuvrant dans des conditions de travail plus que douteuses ? Pas de problème ! « Baskets » peut rimer avec éthique et éco-responsabilité, sans oublier style ! Nous vous avons concocté une petite sélection (non exhaustive ! N’hésitez pas à aller voir d'autres blog pour encore plus d'idées...) de marques de baskets qui se sont données comme défit de : produire localement, prêter une attention toute particulière à leur bilan carbone, utiliser des matériaux respectueux de la nature, des personnes qui les produisent et des animaux, ou encore, qui s'évertuent à planter des arbres pour contrebalancer leurs émissions de CO2. Pourquoi acheter autre chose ?! - Notre sélection - Minuit sur Terre Transparence des coûts Cuir vegan Matières certifiées Oeko Tex Explication sur l'industrie du cuir et sur les raisons pour lesquelles la marque a décidé de ne pas utiliser de cuir animal Utilise des matières synthétiques garanties sans solvants et issues de ressources durables Prix: 95 -110 euros Monsieur Moustache Fabrication portugaise Chaussures en cuir Large choix de modèle très tendances qui s'inspirent de modèles phares de grandes marques Attention prêté au confort et à la qualité des matériaux Produits reconnus et approuvés par différents blogs Baskets en cuir et en tricot pour plus de légèreté et de respirabilité en été Prix: 70 - 140 euros Pied de Biche Cuirs provenant d'Italie sélectionnés d'après des critères de confort, de finesse et de durabilité Fabrication européenne Développement des modèles selon suggestions des consommateurs donc au plus proches de leurs besoins et envies Intemporalité des modèles Prix: 125 - 135 euros Panafrica Les tissus wax composant certains des modèles sont achetés principalement en Côte d’Ivoire (contrairement à beaucoup de Wax acheté en Chine) Volonté de développer des relations de proximité avec leur fournisseurs Fabrication au Maroc, dans un atelier respectant les droits des employés Vegan Soutient de projets d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle en Afrique. → Le programme #walkforschool : pour chaque paire achetée, Panafrica reverse 10% de ses bénéfices à des associations partenaires. #walkforschool vise à soutenir différents projets en Afrique : la formation au tissage pour les femmes au Burkina Faso (en partenariat avec l'association AfrikaTiss), remise de kits scolaires aux écoliers du Bénin ou encore le soutien à l'éducation au Cameroun. Prix: 59 - 125 euros Faguo Cherche à minimiser leur impact carbone en plantant un arbre en France pour chaque article fabriqué Possibilité de voir la forêt la plus proche de chez vous plantée par Faguo grâce à une carte interactive et de voir le nombre d'arbre plantés à ce jour Une partie de la collection est vegan Grandes tailles : de 46 au 49 pour la collection homme Fabrication au Vietnam Prix: 60 - 120 euros Veja Coton bio issu du commerce équitable : en direct avec les producteurs de coton au Brésil et au Pérou Utilisation de matériaux écologiques et innovants : cuir vegan à partir de maïs upcyclé, tissu entièrement conçu à partir de bouteilles de plastique recyclé Caoutchouc naturel acheté directement aux producteurs Teintures certifiées REACH Transparence sur la totalité de la chaîne de fabrication : de la matière première au produit fini Logistique assurée par Ateliers Sans Frontières , chantier d’insertion par le travail où sont employées des personnes en situation d'exclusion ou en grande difficulté pour retrouver un emploi Fabrication au Brésil, au plus proche de leur sourcing matières Prix: 80 - 185 euros Wado Deux arbres plantés pour chaque paire vendues Travail sur la biodégradabilité du cuir grâce à une teinture sans chrome Fabrication au Portugal Prix : 119 euros (prix unique) -> commande possible via campagne de financement participatif sur Indiegogo Flamingo's Life Re-foreste les zones les plus déforestées de la planète en plantant 5 arbres pour chaque paire vendue Utilisation de coton bio pour les parties textiles des baskets Une partie de la collection sont des baskets faites de 100% de bouteilles plastiques recyclées (PET) Partenaire de plusieurs associations espagnoles solidaires 100% vegan, certifié PETA Emballages conçus à partir de carton recyclé Baskets fabriquées en Espagne Prix : 69.95 - 79.95 euros -> en pré commande uniquement Allez, maintenant, plus aucune excuse de ne pas se diriger vers une marque éco-responsable pour votre prochaine paire !

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